Les opposants à la Marche pour la Vie entendus par la police

Publié le 17 novembre 2011 dans Actualités, Politique

Les opposants à la Marche pour la Vie entendus par la police

Tous les ans, l’association Oui à la Vie organise une grande marche dans les rues de Bordeaux. L’année dernière, avec le soutien de nombreuses personnalités locales, celle-ci avait rassemblé de très nombreuses familles. Les organisateurs ont d’ailleurs annoncé que la prochaine édition se tiendrait le samedi 24 Mars 2012.

Comme tous les ans, des manifestants proches de l’extrême-gauche avait appelé à une contre-manifestation non déclarée. Il est vrai que ces groupuscules prennent depuis des années leurs aises avec les pratiques règlementaires en vigueur, et appellent très souvent à la violation de la loi.

Cette fois-ci, ils devront en répondre devant la justice. En effet, suite à la plainte déposée auprès du procureur de la République pour « entrave à la liberté de manifestation et organisation d’une manifestation n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration préalable », de nombreux organisateurs de ce rassemblement illégal sont actuellement entendus par la police.

C’est aujourd’hui au tour du conseiller régional socialiste Naïma Charaï d’être convoqué par la police. Il lui est reproché d’avoir appelé publiquement à se rendre à ce regroupement illégal. Une fois de plus, le devoir d’exemplarité des élus est mis à mal, mais les français en ont l’habitude ! Cela ne semble pourtant pas la toucher: « il est des causes pour lesquelles la crainte d’un procès n’est rien ! »

[cc] Infos Bordeaux, 2010-2019, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d´origine [http://infos-bordeaux.fr/].

A lire également :

Tags :, ,

Les réactions sont terminées

  • Marc
    17 novembre 2011 à 12:12 |

    Bravo. L’intimidation par ces groupuscules doit cesser. Ils doivent faire preuve d’un minimum de tolérance. C’est ce qui fonde le fameux « vivre ensemble » !

  • […] organisateurs d’une contre-manifestation pro-avortement à Bordeaux entendus par la police […]

  • David
    17 novembre 2011 à 14:02 |

    Naïma Charaï s’explique sur cette plainte dans le journal de TV7 (à partir de 7.30 min)
    http://www.tv7.com/infos/le-journal

  • […] proches de l’extrême-gauche organisent une contre-manifestation non déclarée. Suite à la plainte déposée auprès du procureur de la République pour « entrave à la liberté de manifestation et organisation d’une manifestation […]

  • Bertrand
    17 novembre 2011 à 14:12 |
  • Jean Pascal
    17 novembre 2011 à 17:04 |

    (…)de nombreux organisateurs de ce rassemblement illégal sont actuellement entendus par la police(…) ah ah ah toujours à la pointe de l’information « Intox Bordeaux »…Seule Naima Charia a été convoquée….

    • PROMPT'O
      17 novembre 2011 à 17:50 |

      Naima Charia ???
      Je trouve le lapsus amusant…

  • Marc
    17 novembre 2011 à 17:16 |

    Je vous rassure Monsieur Pascal, ce ne sera pas la seule 🙂

  • Nathalie
    17 novembre 2011 à 18:05 |

    Oui oui, Naïma Charia, je m’en souviens, elle était à la prière avec des pancartes insultants les catholiques, genre « grenouilles de bénitier » , il y avait des photos qu’elle avait affiché fièrement sur sa page facebook, puis, devant la tournure des choses, elle les avait retirée en jurant qu’il n’y en avait jamais eu, … Mais il y a quand même des photos….

    Exemple : https://picasaweb.google.com/lh/photo/7DJpTKYBSLkfbhW7sacVGQ?feat=directlink

  • […] – 18h00 BORDEAUX (via Info Bordeaux) – Tous les ans, l’association Oui à la Vie organise une grande marche dans les rues de […]

  • Henri
    17 novembre 2011 à 18:13 |
  • BouB
    17 novembre 2011 à 18:13 |

    il est regrettable que la loi ne s’applique pas avec la même ardeur à tous les gens qui vivent en France.
    lorsque la justice aura compris que le meilleur moyen de donner un sens à l’intégration est de punir ceux qui ne respectent pas le pays dans lequel ils vivent, nous aurons fait un grand pas vers « le réel accueil » des personnes qui sont en difficultés…

  • esprit libre
    17 novembre 2011 à 21:04 |

    En regardant le diaporama dont le lien est donné plus haut, on voit successivement les deux rassemblements. Le second est tout de suite plus sympathique, en dépit que dans le premier il y ait des clowns qui, comme tous clowns, sont assez tristes en définitive…
    Il est évident que l’on suivra ces plaintes avec intérêt.

  • Pascal PILET
    17 novembre 2011 à 23:26 |

    Je ne crois pas que ce type de convocation soit de nature à faire reculer Naïma CHARAI dans les combats qui sont les siens, car c’est une femme de conviction, et je vois mal cette affaire déboucher sur autre chose qu’un non-lieu… ne serait-ce que pour pacifier les esprits.

    • Nathalie
      18 novembre 2011 à 07:36 |

      Je suis d’accord avec Pascal PILET, car Naïma Charia est une intégriste de ses opinions et de son idéologie.
      Mais, en effet, si la justice fait cela, il ne s’agira plus de justice, mais de décision politique. On n’est plus dans le cadre de la loi et de la justice s’il se passe ce que dit Pascal, mais cela ne gêne pas les socialistes quand c’est à leur avantage et les petits arrangements avec la justice ou la loi ne les dérangent pas toujours;

  • JEAN PASCAL
    18 novembre 2011 à 07:46 |

    @ Marc: ça ne sera pas la seule ok, mais je voulais juste souligner l’erreur grossière d’Infos Bordeaux (ça devient une habitude)…les limites de la presse amateur quoi…

    • PROMPT'O
      18 novembre 2011 à 09:42 |

      C’est sûr qu’une presse qui expose l’inverse du prêt à penser est forcément une « presse amateur ».

      La poutre dans votre oeil ne vous fait pas mal ?

      • JEAN PASCAL
        18 novembre 2011 à 16:34 |

        hum, je suis très content que cette presse à contre courant existe, je suis le premier à lire quotidiennement…cela n’empêche pas d’être critique et de se poser des questions…bref, la presse professionnelle non politiquement correcte existe, et on voit la difference en termes de qualité (ce qui est normal d’ailleurs)

  • AM
    18 novembre 2011 à 14:10 |

    Je viens de voir le reportage qui est passé sur FR3, je suis outré.
    Tout d’abords par les propos d’un des soutiens de madame Naïma Charaï, qui sous entend, de façon odieuse et lache, que l’association Oui à la Vie a porté plainte contre elle parce que c’est une femme et qu’elle est d’origine d’Afrique du nord.
    Il me semble que c’est claire, si elle a était entendu, c’est qu’elle n’a pas respecté la loi, rien d’autre ! Et comme le dit si bien un autre soutien de Naïma Charaï, « la loi est la loi ».
    Ensuite, j’apprends que cette dame compte porter plainte contre l’asso’, sur quel critère ? Celui de respecter la loi en déclarant systématiquement ses marches pacifiques ?!
    http://www.dailymotion.com/video/xmejy3_bordeaux-naima-charai-et-le-droit-a-l-avortement_news?start=2#from=embediframe

    • Martine
      18 novembre 2011 à 14:35 |

      L’association Oui à la Vie a répondu dans un communiqué de presse :

      « L’association « Oui à la Vie » a pris connaissance avec stupéfaction des réactions de certains hommes politiques à la suite de sa plainte pour délits d’entrave à la liberté de manifestation et organisation d’une manifestation n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration préalable.

      Elle se demande si la campagne de dénigrement dont elle est victime tient au fait que certains élus ne supportent pas que son Président soit d’origine martiniquaise.

      Elle rappelle qu’elle organise chaque année une grande marche, régulièrement déclarée et autorisée, rassemblant, dans une ambiance festive, des milliers d’enfants, de familles, de personnes âgées et d’handicapés, de toutes origines.

      Cette marche bon enfant doit faire l’objet de mesures de protection policière particulièrement importantes parce que certains, se croyant au-dessus des lois de la République, s’arrogent le droit de vouloir empêcher systématiquement son déroulement par des appels à la violence et à une contre-manifestation non déclarée. »

      http://www.ouialavie.fr/accueil/communiques-de-presse/communique-de-lassociation-oui-a-la-vie-du-18-novembre-2011.html

  • Nathalie
    18 novembre 2011 à 21:24 |

    Dites donc Pascal Pilet, on a des façons un peu curieuses de faire au parti socialiste : la stratégie victimaire pour laquelle Mme CHARAI a opté vous semble-t-elle honnète ? Une stratégie dont certains usent et abusent, avec des arguments un peu teintés de racisme, ce qui devient un peu nauséabond. N’êtes-vous pas de cet avis ?

  • Pascal PILET
    18 novembre 2011 à 22:05 |

    Naïma CHARAI n’était pas la seule à participer à cette contre-manifestation. D’autres élus locaux, régionaux et nationaux étaient également présents, ainsi que des responsables d’association et de collectifs. Le fait qu’elle seule soit visée, démontre qu’on veut s’attaquer prioritairement à elle et à ce qu’elle représente. Comme disent les théoriciens de la communication, le signifié dépasse le signifiant…

    • Nathalie
      18 novembre 2011 à 22:44 |

      Mais, je vous en prie, citez nous donc les noms de ces élus qui sont allés manifester sans autorisation, en se croyant au dessus de la loi, pour interdire à d’autres, munis de toutes les autorisations nécessaires et pacifiques, EUX, de se manifester et de s’exprimer ? Au nom de la tolérance et de la liberté d’expression je suppose….
      Des noms, nous souhaitons des noms, merci.

  • Pascal PILET
    18 novembre 2011 à 23:24 |

    Vous le savez mieux que moi, si vous étiez à la manifestation (pour ma part, je n’y étais pas). En tout cas, cela n’a pu échapper à la sagacité des renseignements généraux !

  • Pascal PILET
    18 novembre 2011 à 23:49 |

    Durant longtemps, depuis 1968, il était de coutume de considérer qu’un tract ou qu’un communiqué de presse avait valeur de déclaration pour une manifestation. Les organisateurs négociaient ensuite les trajets avec les préfectures… et encore pas toujours ! Les choses ont passablement évolué et sont devenues plus formelles.

    Dans le cas d’espèce, les démarches administratives n’ont peut être pas été suivies par les organisateurs. Cela n’engage pas pour autant la responsabilité des participants à qui cette déclaration n’incombe pas, si une interdiction formelle n’a pas été prise par les autorités publiques.

    Il est donc difficile de soutenir que les élus, qui n’étaient au demeurant pas les organisateurs de la manifestation, aient enfreint la réglementation d’une quelconque manière. Il convient en revanche de leur donner acte du fait qu’ils ont manifesté en faveur de la défense d’une loi régulièrement votée à deux reprises par le Parlement français(le texte initial prévoyant un nouvel examen au terme d’un délai de 5 ans). Doit-on souligner que les deux votes ont eu lieu sous des Gouvernements de droite, dans lesquels le courant démocrate-chrétien -fait très rare sous la cinquième république- était majoritaire (avec certes l’appui des voix de la Gauche).

    • Nathalie
      19 novembre 2011 à 11:26 |

      Pascal, sérieusement, vous savez bien que devant la justice républicaine, il n’est pas possible de se justifier en argant que l’on ignorait la loi !
      Je me pose une question : cette façon de chercher à toujours biaiser, contourner ou passer par dessus la loi quand il s’agit de soi, mais de l’invoquer durement et sans concession quand il s’agit des autres, est-elle une caractéristique du parti politique dans lequel vous militez ?

      • Pascal PILET
        19 novembre 2011 à 14:18 |

        Nul n’est certes censé ignorer la loi, mais en revanche, nul n’a l’obligation de savoir si autrui est bien en conformité administrative, pour agir.

  • Nathalie
    19 novembre 2011 à 09:57 |

    Je trouve que votre argument n’est pas revevable, car, en tant qu’élus et responsables, ils étaient forcément en relation avec les organisateurs du rassemblement illégal, et donc, de façon légitime il est tout à fait possible de penser qu’ils étaitnt bien au courant des modalités de ce rassemblement.
    L’autre argument qui tend à dire que s’il y a une loi votée, il n’y a plus rien à dire n’est pas plus recevable, dans ce cas, le parti socialiste qui propose de mettre en place des choses qui sont interdites par la loi actuelle devraient se taire, par exemple sur le mariage civil des homosexuels ou l’adoption par ces derniers d’enfant, au nom d’un « droit » à l’enfant inventé de toute pièce, mais au mépris du droit DE l’enfant, voire de son intérêt moral.
    J’étais bien à la manifestation, mais je ne fais pas partie des renseignements généraux, par ailleurs, j’étais davantage occupée au coté sympathique, familial et festif de la manifestation légale qu’à observer quelques énergumènes enragés et mal polis (j’en ai croisés en venant qui étaient accoutrés et grimés de drôle de façon… bref… dans leur vieillesse ce ne sera pas leur souvenir le plus glorieux et ils ne s’en vanteront peut être pas, quoique…. les jeunes cons font souvent des vieux cons…)

  • Pascal PILET
    19 novembre 2011 à 14:29 |

    Je n’ai jamais dit qu’une loi ne pouvait être contesté. En revanche j’ai constaté que les élus ont participé à une manifestation en défense de l’application d’une loi régulièrement votée. Concernant le droit à l’enfant, je suis en désaccord avec cette notion, qu’il s’agisse d’ailleurs autant de couple hétérosexuel qu’homosexuel. Les enfants, en revanche, ont droit à avoir un foyer équilibré et chaleureux. L’expérience prouve que cette condition peut se trouver aussi bien dans une famille hétéroparentale qu’homoparentale. La maltraitance à enfant également d’ailleurs.

    • AM
      19 novembre 2011 à 16:07 |

      La question est simple, trouvez-vous normal que des élus de la république participent à une contre manifestation illégale, qui a pour but d’empêcher des gens de s’exprimer de façon l’égal et pacifique ?

      De plus, bien que non déclarer, la contre manif’ a souvent fait plier la police en imposant son parcours… au détriment de celui de l’asso Oui à la Vie (qui lui était déposé).

      • Pascal PILET
        19 novembre 2011 à 17:20 |

        Une manifestation n’est ni légale ni illégale… Elle peut avoir été autorisée ou non, avoir été interdite ou non… Dans ce dernier cas, la liberté de manifester ayant valeur constitutionnelle et constituant une liberté publique, une jurisprudence très précise du Conseil d’Etat, encadre les possibilités d’interdiction. Il convient de noter qu’une manifestation non autorisée (parce que l’autorisation n’a pas été demandée) ne se convertit pas de facto en manifestation interdite.

        • Nathalie
          19 novembre 2011 à 17:39 |

          Merci pour cette explication : il n’est donc pas légitime ni légal de chercher à entraver la liberté de manifester à certains , surtout si cette manifestation n’a pas été interdite, mais autorisée.

        • AM
          20 novembre 2011 à 12:05 |

          Vous ne répondez pas. Trouvez-vous normal que des élus de la république participent à une manifestation qui a pour but d’empêcher des gens de s’exprimer ?

    • esprit libre
      19 novembre 2011 à 20:53 |

      On ne peut accepter que l’on manipule la vérité en parlant de « famille homoparentale », chose qui n’existe pas : tout enfant enfant est né d’un père et d’une mère – à moins de croire aux bébés apportés par les cigognes ! Le reste n’est que détournement d’enfant par des adultes qui refusent la nature et jouent avec la filiation en apprentis-sorciers.

      • Pascal PILET
        20 novembre 2011 à 10:01 |

        Il existe de fait des familles homoparentales… que cela plaise ou non. Il ne s’agit pas de manipuler une quelconque vérité, mais tout simplement de constater des faits. Chacun est libre de ses jugements éthiques et moraux, mais le politique, qui ne peut s’ériger en juge des choix individuels, a le devoir de permettre à toutes les familles de vivre dans un contexte permettant leur épanouissement et surtout celui des enfants. Les conceptions de la famille évoluent en fonction des époques et des cultures. On aurait tort, aujourd’hui, de considérer qu’elle est dévalorisée… Le modèle familial hérité, pour une grande part de la phase d’industrialisation du XIX° siècle, n’est plus le seul aujourd’hui. Outre les familles homoparentales (comment les qualifier autrement ?) se développent les familles recomposées, les familles élargies avec plusieurs générations voire plusieurs lignées collatérales sous un même toît (fréquentes en France jusqu’à la moitié du XX° siècle, courantes aujourd’hui chez les personnes venant du continent africain)… Il y a donc différentes façon de faire famille, qui doivent cohabiter harmonieusement et dans le respect les unes des autres. Il appartient à la puissance publique d’assurer les conditions justes de la coexistence de ces modèles.

        • esprit libre
          20 novembre 2011 à 13:15 |

          Chacun de vos arguments peut être réfuté. Toute situation de fait n’a pas à être légalisée. Toute cohabitation de personnes ne constitue pas une famille. Il n’y a pas de « famille homoparentale » car les enfants ont été soustraits arbitrairement à leur filiation. Vous êtes de ceux qui font leur marché dans l’Histoire quant aux conceptions de la famille car il y a effectivement des familles polygames dans certaines cultures. L’inceste existe aussi. Or, toutes les civilisations se sont quand même reconnues dans la nécessité de chercher conjoint hors de sa famille directe et hors de son sexe.
          Vous êtes, sans en être conscient, dans une posture idéologique et qui nie la nature – notion objective – et bien sûr le bien commun.

          • Nathalie
            20 novembre 2011 à 14:08 |

            Constatation de fait : depuis les débuts de l’humanité, l’être humain tue et vole les autres humains.
            Si je suis bien le raisonnement de Pascal Pilet, le législateur n’a pas à s’ériger en juge des choix individuels, mais entériner la société qui évolue, par exemple qui devient de plus en plus violente. Ainsi, de moindre mal en moindre mal, on pourrait commencer à poser, heu, voter des lois qui autorise le vol et l’assassinat, mais encadrée par la loi, puis, l’évolution de la société se faisant, libéraliser de plus en plus, et en faire un droit absolu qui ne pourrait être remis en question, et remboursé par l’assurance sociale par exemple ?
            Quelle bonne idée.

          • Nathalie
            20 novembre 2011 à 14:10 |

            Avec ce genre d’évolution, en fin de compte, la famille cela veut dire tout et n’importe quoi. Comme le mariage civil d’ailleurs.
            Si chacun peut y mettre ce qu’il imagine, pourquoi est ce que je n’épouserai pas un crapaud demain ? Après tout, j’ai le droit d’être heureuse avec mon crapaud si on s’aime, et encore….

          • Pascal PILET
            20 novembre 2011 à 19:01 |

            Notre droit prévoit que la filiation puisse ne pas être uniquement biologique, puisqu’il prévoit l’adoption, y compris par des célibataires. En ce sens, la filiation d’enfants dans le cadre de familles homoparentales n’est qu’une extension de ce principe permettant aux deux conjoints d’exercer l’autorité parentale.

            Plusieurs situations peuvent se présenter : soit la filiation naturelle est établie n’est établie qu’à l’égard d’un seul parent, et à ce moment là, il pourrait être adopté ou reconnu par l’autre membre du couple ; soit un enfant abandonné ou susceptible d’une adoption simple, est adopté conjointement par les deux membres du couple homoparental.

            Le dispositif légal français ne le permet pas encore (même si la jurisprudence évolue), pour autant, ces enfants ne sont pas davantage soustraits à leur filiation, que ceux que l’on adopte ou que l’on reconnaît tous les jours dans notre pays.

          • Nathalie
            20 novembre 2011 à 22:26 |

            Le droit s’occupe t il de l’éthique ? Non, pas plus que du bien commun que de l’intérêt personnel, mais tend à veiller à satisfaire des désirs minoritaires et qui ne font pas toujours preuve qu’il sont sains.

          • Nathalie
            21 novembre 2011 à 18:46 |

            Pour comprendre comment discerner comment se positionner par rapport à certaines lois, vous serez d’accord avec un certain Pape qui a écrit dans Pacem in Terris :

            51 – L’autorité exigée par l’ordre moral émane de Dieu. Si donc il arrive aux dirigeants d’édicter des lois ou de prendre des mesures contraires à cet ordre moral et par conséquent, à la volonté divine, ces dispositions ne peuvent obliger les consciences, car « il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes (34) ». Bien plus, en pareil cas, l’autorité cesse d’être elle-même et dégénère en oppression. « La législation humaine ne revêt le caractère de loi qu’autant qu’elle se conforme à la juste raison ; d’où il appert qu’elle tient sa vigueur de la loi éternelle. Mais dans la mesure où elle s’écarte de la raison, on la déclare injuste, elle ne vérifie pas la notion de loi, elle est plutôt une forme de la violence (35). »

          • Pascal PILET
            21 novembre 2011 à 22:30 |

            En la matière, il n’est question que d’amour… fondement de la loi éternelle s’il en est. Et il est uniquement question de choix personnels de vie… qui ne contraignent en aucune manière personne d’autre que ceux qui les font. On ne peut donc légitimement évoquer ni l’oppression ni la violence.
            Ce qui n’est pas le cas par exemple d’une situation contemporaine de Pacem in Terris : l’obligation de l’enfant unique en Chine, sous peine d’amende.

          • Pascal PILET
            21 novembre 2011 à 19:13 |

            @ esprit libre… La notion de loi naturelle est une construction thomiste… Thomas d’Aquin distingue en effet, la loi éternelle, la loi naturelle, la loi humaine et la loi divine entre lesquelles il établie des relations subtiles et une hiérarchie. Par postulat, la loi naturelle, censée gouverner la création est universelle et immuable.
            L’approche de Thomas d’Aquin ne manque pas d’intérêt philosophique, mais elle doit être replacée dans son contexte historique. Les instruments dont dispose Thomas d’Aquin ne sont pas les nôtres : les connaissances de la nature sont moins approfondies, la notion même d’universalisme est réduite au monde connu… Les contemporains de l’auteur pensent que la terre et plate… – on ne découvrira l’Amérique que deux siècles plus tard – et Galilée sera condamné trois siècles plus tard pour avoir osé affirmer que la terre tournait autour du soleil.
            L’apport des sciences fondamentales, et celui plus récent des sciences humaines, nous amènent à avoir une vision non fixiste et évolutive de la notion de nature… tant il est vrai que s’il existe des règles naturelles universelles et immuables, celles-ci transcendent bien souvent le sens commun, et nous obligent à une recherche permanente, attentive aux évolutions de la science. Le caractère universel et immuable attribué à la nature par la pensée thomiste réside le plus sûrement dans ce dépassement constant des connaissances. Il intègre donc une dimension de progrès (même si toutes les applications qui en découlent ne sont pas toutes des progrès, loin s’en faut). En conséquence, il devient très hasardeux de fonder l’éthique sur une loi naturelle qui serait figée… Chaque génération est en fait invitée à se reposer toutes les questions, au regard des évolutions de nos connaissances, et à trouver les réponses appropriées…

          • esprit libre
            21 novembre 2011 à 20:44 |

            Je me contente juste ici de vous faire remarquer que j’ai parlé de « bien commun » et de « nature », non de « droit naturel ». Par contre, je relève des énormités : au XIIIe siècle, on sait que la terre n’est pas plate et, déjà, le savant Ératosthène (276-194 avant Jésus Christ) avait calculé la circonférence de la terre… et les projets de gagner « les Indes » par l’Ouest le confirment. S’agissant de la condamnation de Galilée, ce n’est pas parce qu’il professait l’héliocentrisme : Copernic avait déjà affirmé que la terre tourne autour du soleil sans être inquiété par les autorités ecclésiastiques. A Galilée, il était reproché de professer un système astronomique sans avoir les moyens de le prouver et en mêlant l’Ecriture sainte à l’affaire. Des considérations politiques ont également joué.

          • esprit libre
            21 novembre 2011 à 20:55 |

            Par contre, si certains croient que les cigognes apportent les bébés, j’ai cru comprendre que nous naissons tous dans une double filiation masculine et féminine.

          • Pascal PILET
            21 novembre 2011 à 22:41 |

            N’oublions pas que le Moyen-Age se traduit par un « oubli » progressif de l’Antiquité, y compris dans ses représentations scientifiques.
            Ainsi, pour les grands théologiens de l’Antiquité tardive et du Haut-Moyen-Age (Augustin d’Hippone, Jean Chrysostome, Isidore de Séville, Cosmas d’Alexandrie qui en théorisa le principe…), la terre est bien plate, comme en témoigne la cartographie.

          • Nathalie
            22 novembre 2011 à 19:30 |

            L’époque médiévale, une époque obscurantiste, ingorante et triste, c’est bien connu.
            La lumière est revenue avec les Lumières, Voltaire, la franc maçonnerie et l’humanisme, c’est bien connu aussi.

          • esprit libre
            22 novembre 2011 à 23:27 |

            Que nous racontez-vous ? Vous nous expliquez que, je cite « Les contemporains de l’auteur [saint Thomas d’Aquin au XIIIe siècle] pensent que la terre et plate… », je vous dis que ce n’est pas vrai et vous revenez en me parlant d’Isidore de Séville et de Cosmas d’Alexandrie des VIe et VIIe siècles… Vous jonglez avec les siècles !

  • jeanphilippe Herbien
    20 novembre 2011 à 11:03 |

    les catholiques ont opprimé les peuples pendant deux mille ans. Ca suffit !

    ecrasons l’infame

    • AM
      20 novembre 2011 à 12:09 |

      Pendant 2000 ans ?! Diantre, je ne sais pas d’où vous sortez ce chiffre… Il faut tout de même savoir que dans les premiers siècles, les chrétiens étaient persécutés. Et depuis la révolution (et même avant), les chrétiens n’ont plus trop leur mot à dire.
      Accepter tout de même le fait que c’est grâce à cette religion que vous avez la liberté et l’éducation.

  • jeanphilippe Herbien
    20 novembre 2011 à 17:29 |

    les chretiens ont leur mot a dire en tant que citoyen d’une Republique laique et dans le respect de ses lois

    • AM
      20 novembre 2011 à 17:58 |

      Ce n’est pas dans ce sens que je parle.
      Je faisais référence à la soit-disant oppression que les catholiques aurait fait.
      Je vous conseille tout de même de réviser votre histoire.

    • DP
      21 novembre 2011 à 17:20 |

      Ce qui est précisément ce qu’ils ont fait en manifestant, en déclarant leur manifestation etc.

      Ce qui n’est pas le cas d’en face.

  • Pascal PILET
    21 novembre 2011 à 22:40 |

    N’oublions pas que le Moyen-Age se traduit par un « oubli » progressif de l’Antiquité, y compris dans ses représentations scientifiques.
    Ainsi, pour les grands théologiens de l’Antiquité tardive et du Haut-Moyen-Age (Augustin d’Hippone, Jean Chrysostome, Isidore de Séville, Cosmas d’Alexandrie qui en théorisa le principe…), la terre est bien plate, comme en témoigne la cartographie.

    • Nathalie
      22 novembre 2011 à 19:32 |

      SAINT Augustin, (saint il l’est, contrairement à vous et à moi, et vous ne pouvez lui dénier ce titre et cette qualité) SAINT Jean Chrysostome etc… des abrutis ? Des idiots qui n’ont rien compris, des ignares ? Vraiment ?

      • Pascal PILET
        22 novembre 2011 à 22:31 |

        Qu’il est curieux, Nathalie, que vous puissiez suspecter que je considère ces grands théologiens comme des imbéciles… Ne croyez-vous pas que la meilleure manière de les honorer, est de considérer leurs oeuvres dans le contexte qui les a produites, pour mieux mettre en évidence ce qui conserve une pleine actualité.