Liberté d’expression : peut-on vraiment tout dire sur Sud-Radio ?
La radio du Sud se positionne depuis la rentrée sur un nouveau créneau. Celui de la liberté d’expression, sans tabou ni censure. Les dirigeants l’avaient annoncé il y a plusieurs jours lors de la conférence de presse de rentrée : « nous allons rompre avec le politiquement correct ». Vraiment ?
C’est désormais une polémique sur le « lobby juif » qui agite l’antenne et le CSA. Lundi 22 août, lors de la nouvelle émission matinale Ménard en liberté, un auditeur a affirmé que DSK était « soutenu par les juifs », rappelant l’empressement d’un certain nombre de « personnalités juives » à soutenir DSK, sans avoir un mot de compassion pour la victime présumée.
Si le journaliste Robert Ménard a vite coupé l’auditeur, son confrère Éric Mazet ne l’a pas entendu ainsi. Dans l’émission suivante, Liberté de parole, ce dernier s’est interrogé sur le lobby juif qui aurait facilité le non-lieu de l’ex-dirigeant du FMI soupçonné de tentative de viol sur Nafissatou Diallo, appelant ensuite les auditeurs a exprimer leur point de vue sur ce sujet.
Michel Cardoze, (ancien journaliste de TF1 et de L’Humanité !) qui participait à l’émission, a aussitôt sorti le grand jeu, dénonçant des « stéréotypes de l’antisémitisme », estimant qu’il fallait « se poser en garde-fou contre de telles dérives délirantes ».
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) vient d’être saisi, et l’affaire est bien entendu prise très au sérieux. « Le dossier est au-dessus de la pile », a confirmé Rachid Arhab, président du groupe de travail sur la déontologie des contenus audiovisuels. « Nous allons étudier le dossier, puis il sera examiné en séance plénière pour voir les suites à donner à cette affaire et les sanctions éventuelles ».
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