Restauration scolaire : La FCPE veut saisir la justice

Publié le 13 septembre 2011 dans Actualités, Politique

Restauration scolaire : La FCPE veut saisir la justice

A Bordeaux, comme dans d’autres villes de France, les cantines scolaires restreignent l’accès aux enfants de chômeurs. En cause, un nombre trop important d’inscrits par rapport aux places disponibles. Etant dans l’obligation de faire un choix, la mairie de Bordeaux a décidé de restreindre l’accès de ces cantines aux enfants de chômeurs.

Les enfants des parents chômeurs n’y ont accès que 2 à 3 jours par semaine. Plus précisément, sur 15 200 élèves scolarisés en écoles publiques, 13 200 sont inscrits à la cantine et 200 cas seraient en attente de réponse. L’adjointe à la vie scolaire Brigitte Collet l’a reconnu hier sur l’antenne de France-Bleu-Gironde : « Nous donnons donc la priorité aux enfants dont les deux parents travaillent ».

Protestant contre cette décision, le président de la FCPE Gironde, Jean-François Darracq,  a annoncé que des recours allaient être lancés au tribunal administratif contre ce qu’il considère être une discrimination. « Nous avons été patients. Nous avons donné toutes les chances à la municipalité de réagir. Mais nous n’avons pas été entendus. Nous allons donc entamer des procédures ».

La FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) n’a jamais fait mystère de sa proximité idéologique avec la gauche. Son président départemental était d’ailleurs candidat aux municipales à Lacanau sur une liste  « soutenue par le Parti socialiste ». Les jeunes socialistes n’ont d’ailleurs pas manqué de s’attaquer à Alain Juppé. Dans un communiqué de presse, ceux-ci « dénoncent le message en filigrane de cette décision : faire passer les chômeurs pour des fainéants qui profitent du système ». Le député socialiste de Bordeaux, Michèle Delaunay, a également réagi sur son compte Twitter : « je prépare une proposition de loi pour établir comme un droit l’accès à la cantine pour tous ».

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Les réactions sont terminées

  • maury
    13 septembre 2011 à 16:37 |

    Ceux qui profitent du système sont en général toujours les mêmes, et ils sont défendus par ceux qui ont encouragé l’assistanat, (le care)à la française enferme les gens dans ce système et oblige les élus et les institutions à le suivre!c’est du communisme!!Delauney,avec ses méthodes,rentre bien dans cette catégorie

  • Lézard plastique
    13 septembre 2011 à 17:09 |

    Naturellement. Toujours la même rhétorique. La discrimination. Les cantines scolaires ont été créées pour les enfants dont les 2 parents travaillent. C’est même leur raison d’être.

    • vincylle
      15 septembre 2011 à 11:58 |

      Ah là là, ces grosses feignasses de chômeurs qui veulent que tout leur soit dû!!! Les réactions ici me feraient rire si elles n’étaient pas écoeurantes de haine et d’ignorance. Vous renseigner avant de réagir ne vous ferait pas de mal. Les cantines scolaires n’ont absolument pas été créées dans cette optique. Il s’agit d’un service public, pour lequel tout le monde a cotisé (les chômeurs aussi, les périodes où ils travaillent -je vous rappelle que le chômage n’est pas un métier), qui permet:
      -d’aider les parents quelle que soit leur situation
      -d’améliorer la qualité des repas de beaucoup de petits (et les enfants de chômeurs mangent souvent moins bien que les autres…)
      -une meilleure socialisation des enfants, qui peuvent y apprendre le vivre-ensemble (une notion qui vous a échappé il y a bien longtemps, il me semble) en dehors du temps « scolaire »

  • BouB
    13 septembre 2011 à 18:22 |

    La cantine est faite pour les enfants dont les parents ne peuvent pas les prendre à midi car ils ne sont pas chez eux.
    Or par définition les chômeurs sont chez eux et par conséquent ils peuvent s’occuper de leurs enfants. Cela parait plus sain que de les confier à des structures qui ne sont pas la famille. C’est quand même à la famille d’élever et de nourrir ses enfants et non à la collectivité.

  • Bruno1c
    13 septembre 2011 à 22:32 |

    Scandaleux, quand on ne réfléchit pas! Refuser un service à une personne déjà défavorisée!
    Mais quand on réfléchit, on voit bien que si on donne la priorité à ceux dont les deux parents travail, c’est qu’autrement l’enfant se retrouve à la rue! ce qui est autrement plus grave que l’enfant qui doit se retrouver chez maman pour manger… De toute les façon, les chaumeurs préfère faire manger leur enfant parce que la cantine est trop chère…

    Le PS est contre la logique. Le PS, le parti des gens qui ne réfléchissent pas…

    • vincylle
      15 septembre 2011 à 15:16 |

      Mais dites-moi, la logique semble chez vous être un véritable 6e sens!
      Je vous propose quelques arguments sur lesquels vous pouvez plancher pour développer une autre logique:
      -si tous les parents travaillent, comment fait l’école? Elle trouve d’autres critères? Si oui, lesquels?
      -la cantine est moins chère (à qualité équivalente) qu’un repas maison
      -les enfants pauvres (à priori plus nombreux chez les chômeurs) mangent moins équilibré que les autres
      -les « travailleurs » ont -en principe- des revenus supérieurs
      -la socialisation des enfants passe par le partage d’autre chose que les cours
      -la socialisation des enfants impose de limiter les distinctions entre eux (riches/pauvres, enfants de couples séparés ou non, situation professionnelle des parents…)
      -pour que les gens sortent du chômage, il vaut mieux qu’ils soient disponibles (c’est d’ailleurs une obligation, sous peine de radiation)

      Quant à votre réflexion sur le « choix » des « chaûmeurs », je vous laisse face à votre abject mépris et vous souhaite de ne jamais vous retrouver dans cette situation (que j’ai connue, vous l’aurez deviné).

      PS: pas besoin d’être du… PS pour trouver ces mesures scandaleuses.

      C. V.

  • […] – 08h15 BORDEAUX (via Info Bordeaux) — À Bordeaux, comme dans d’autres villes de France, les cantines scolaires restreignent […]

  • Celtibère
    14 septembre 2011 à 09:27 |

    Dans les années 90, nous vivions à Puteaux en banlieue parisienne et, ma femme ne travaillant pas, nos enfants avaient accès à la cantine deux jours par semaine uniquement, nous ne nous sommes jamais plaint car nous trouvions cela parfaitement normal. Pauvre France!