Sciences-Po : Une orientation toujours plus à gauche

Publié le 26 décembre 2011 dans Actualités, Politique, Tribune libre

Sciences-Po : Une orientation toujours plus à gauche

Tous les diplômés des Instituts d’études politiques (IEP) en conviennent, cette institution est très marquée à gauche, et s’y revendiquer de droite relève souvent du parcours du combattant ou d’un suicide politique affirmé.

Ces établissements publics se comptent au nombre de neuf en France, dont celui de Bordeaux, crée en 1948. L’article 2 du décret du 18 décembre 1989 leur donne pour mission : « de contribuer à la formation des cadres supérieurs des secteurs public, parapublic et privé de la nation, et notamment des fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales ». Vaste programme, où la formation de consciences de gauche, ne relève pas d’un fantasme, mais d’une réalité concrète.

Sous l’égide de Vincent Hoffmann-Martinot (depuis 2007), l’IEP Bordelais confirme ce penchant. L’études des chaires mises en place ces dernières années, est un bon exemple de cette domination. La Chaire Vergniaud est financée par le Conseil Général de Gironde (PS), la Chaire Michel Vaisan par la Fondation du Judaïsme Français, ou encore la Chaire Jean Zay par le Grand Orient de France !

La liste des intervenants aux rencontres de Sciences-Po, « passerelles jetées entre la Cité et l’Université », est éloquente. En 2011, les hommes politiques de gauche ont trustés toutes les places (et 2012 ne devrait pas déroger à la règle) : Jean-Pierre Jouyet (très proche de la gauche), Éva Joly (Europe Ecologie), Laurent Fabius (PS). Le prochain intervenant attendu est Arnaud Montebourg, présenté comme le « troisième homme des primaires citoyennes ».

Le guide des associations est lui aussi très clair. Seuls les mouvements de jeunes de gauche y figurent : « Union des Étudiants Communistes », « Union Nationale des Étudiants de France » ou encore « Mouvement des Jeunes Socialistes ».

Interrogé par Infos-Bordeaux, un ancien diplômé nous confirme ce « terroriste intellectuel ». Pour Henri, « le décalage entre les opinions présentes et le reste de la population est flagrant ». « Lors des discussions politiques qui avaient lieu, s’afficher pro-Bayrou était presque considéré comme réactionnaire. Vous pouvez imaginer les conséquences d’un choix affirmé pour Nicolas Sarkozy ou le Front national ! »

Dans leurs plaquettes de présentation, les IEP se présentent volontiers comme « une école de la citoyenneté ». La « diversité » y est un leitmotiv depuis plusieurs années. Mais toutes les diversités sont-elles acceptables dans ces temples de la bien-pensance ?

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Les réactions sont terminées

  • Marc
    27 décembre 2011 à 09:18 |

    Imagine t-on que le Front national tienne des réunions privées à Sciences-Po Bordeaux? Pourtant, c’est le cas du Parti communiste !
    http://www.aqui.fr/politiques/le-front-de-gauche-en-campagne-a-sciences-po-bordeaux,2012.html

  • El Charpi
    27 décembre 2011 à 10:07 |

    Euh… Dans ton lien, Marc, on parle bien d’une réunion publique.
    Et pas du Parti Communiste, mais d’un comité de soutien universitaire. Les associations universitaires ont heureusement le droit d’utiliser les locaux d’une université, et tout aussi heureusement ont le droit d’être engagées politiquement.

    • Marc
      27 décembre 2011 à 10:14 |

      El Charpi, c’est bien une réunion du Front de gauche (qui comprend le Parti communiste et le Parti de gauche). Quelle aurait été ta réaction si une réunion conjointe du Bloc identitaire et du Front national avait eu lieu à Sciences-Po Bordeaux ? Et qu’aurait dit la direction ? Poser la question, je pense que c’est déjà y répondre !

      • Filbone
        27 décembre 2011 à 11:46 |

        Ca s’appelle l’exercice du rapport de forces. Le Front de Gauche est une coalition républicaine et démocrate. Elle est en mesure d’assumer de telles réunions, tant mieux ! Que les fascistes ne soient pas en mesure de le faire est en soi une bonne nouvelle. Entre eux et les démocrates, le rapport de force doit être assumé. Eux, ils ne nous feraient pas de cadeaux.

        • Hervé
          27 décembre 2011 à 11:54 |

          Ce n’est pas trop démocrate et tolérant tout ça. Si c’est comme cela que l’on vous apprend à penser à Sciences Po, c’est inquiétant !

        • droopys gotta gun
          27 décembre 2011 à 13:03 |

          Absolument d’accord, même si je trouve que certains intervenants sont un peu trop déviants par rapport à la vraie démocratie, celle de Karl Marx, Lénine et Kim-Il-Sung. Je parle notamment des trotskistes, qui sont des crypto-réactionnaires qui à ce titre ne devraient pas avoir voix au chapitre. Je parle également des sociaux-démocrates, qui maquillent mal leur individualisme capitaliste derrière un discours prétendument social. Ainsi que des communistes réformés, qui ont depuis longtemps abandonné l’idéal de la dictature du prolétariat. Tous ces fascistes ne doivent pas pouvoir s’exprimer, et dans la mesure où le goulag n’existe pas (encore) en France, il est du devoir de tout militant citoyen de s’opposer à eux par tous les moyens.

        • Sciences Pote
          27 décembre 2011 à 13:06 |

          Je vais sans doute faire polémique, mais laissez moi vous dire qu’il est profondément injuste de comparer le F.N. aux fascistes cher Filbone. Injuste et faux ; l’extrême-droite française est catholique, les fascistes sont païens/ l’extrême droite est conservatrice, les fascistes veulent un ordre nouveau / L’extrême droite place la famille au centre de tout, les fascistes placent l’Etat au centre de tout, détruisant les familles / L’extrême-droite veut rester chez elle, les fascistes veulent s’agrandir … et j’en pââââaaassse !

          • El Zid
            27 décembre 2011 à 18:10 |

            en gros c’est ça, mais les gauchistes sont limités en insultes, ils en sont restés à la dernière guerre 🙂

        • El Zid
          27 décembre 2011 à 18:06 |

          à te lire il semblerait que le rapport de force « democratique », soit le nombre de claques qu’il faut donner pour se faire une place. C’est la démocratie gauchiste.

          • El Zid
            27 décembre 2011 à 18:08 |

            je répondais à
            Filbone
            27 décembre 2011 à 11:46 | #

  • Nathalie
    27 décembre 2011 à 11:31 |

    Quel est le livre tabou à Sciences po ? Celui dont personne n’ose parler en public ?
    Celui qui a suscité agressivité et polémiques voire attaques ad nominem à sa parution ? « Le livre noir du communisme ».

    • Plouf
      27 décembre 2011 à 14:19 |

      Livre tabou? Mais de quoi parles-tu Nathalie? Ce livre a un intérêt énorme: nous montrer la stupidité des anti-communistes comme Stéphane Courtois. Après tout ça me semble intéressant de voir comment quelqu’un peut se contredire à longueur de temps. Comment expliquer que plusieurs coauteurs de ce livre se soient rapidement dissociés de Stéphane Courtois et du livre? Les analogies qu’il fait sont d’une stupidité inquiétante!
      Ah, et on dit « ad hominem »!

      • Nathalie
        28 décembre 2011 à 13:53 |

        Plait-il ? Nous nous connaissons ? Où donc ? Nous sommes camarades pour que vous me tutoyez ? Et où voyez-vous de la contradiction ?
        Stéphane Courtois n’a pas écrit son livre seul, et il y a un autre livre écrit en collectif d’historiens avec lui qui fait suite : « communisme et totalitarisme ». Les faits sont là, prouvés, les statistiques aussi, irréfutables.

        Au fait ? Savez-vous qu’une loi visant à pénaliser les génocides vient d’être votée ?

        Hors, l’idéologie communiste est bel et bien une idéologie génocidaire et le nier va faire de vous un délinquant. Ce que l’histoire fait comme farces, hein ?

      • Nathalie
        28 décembre 2011 à 13:54 |

        ad nominem, expression latine signifiant « visant la personne », « personnel », au lieu de viser un acte ou des propos.

  • esprit libre
    27 décembre 2011 à 15:23 |

    Il faut comprendre cette évolution des IEP vers ce formatage de fait des esprits des étudiants, cette lobotomisation.
    La gauche française, à Paris, Bruxelles et Strasbourg, ne cesse d’aller toujours plus loin dans la libre-circulation des marchandises et des hommes, la dérégulation et la libre-concurrence. Elle n’a plus rien à proposer à ses électeurs de différent qu’un vague catalogue de mesures dites sociétales, libertaires, individualistes, hédonistes à l’aune de ce que proposent les municipalités qu’elle accumule, celles de villes privilégiées concentrant une population bourgeoise-bohême. Les enquêtes récentes montrent la désaffection massive des catégories populaires pour la gauche, les plus frappées par la précarité et le chômage, outre la désaffection des régions sinistrées et oubliées. Il reste à la gauche française à tenter de contrôler ses citadelles institutionnelles, politiques, territoriales, en y plaçant des esprits soumis, oisifs, « homo festivus » appelés à ses nuits blanches, manifestations branchées, gay-prides et pièces de théâtre nihilistes…
    … tant pis si des millions de Français dévissent et que les dirigeants bien-pensants de Sciences-Po Paris se partagent une manne insolente ainsi que l’a révélé Mediapart.

  • Elie Domotique
    27 décembre 2011 à 22:56 |

    @ droopys gotta gun

    merveilleux arrachage à sudouest tf1 télérama et à la doxa contemporaine.

    Quelques consciences gardent les pieds sur terre.

    Il faut en souhaiter dix fois plus aux étudiants, rapant leurs frocs,(refusant de les baisser), sur les bancs de l’ école, infatuée à la raie publique.

  • Olivier
    28 décembre 2011 à 01:24 |

    à lire les commentaires et à voir jusqu’où ils dérivent, on en oublie presque le principal, que cet article ne présente absolument aucune éthique et déforme la réalité. Sous couvert d’une sélection d’information plus que partielle, on manipule la réalité…
    Ca, oui, on nous l’apprend, à sciences po.

    Ce qui se sait de moins en moins en revanche, c’est qu’on ne s’improvise pas journaliste…

    • Nathalie
      28 décembre 2011 à 13:49 |

      Démonstration de votre affirmation ? On vous apprend quoi à sciences po ? affirmer mais ne pas argumenter ? Allez-y, dites-nous comment cet article déforme la réalité, au contraire, c’est intéressant !
      Mais vu les commentaires précédent, je pense que ce n’est pas gagné d’avance, cela relève même du défi. Enfin bon, ce sera un bon exercice pour vous.

      • VV
        1 janvier 2012 à 23:23 |

        Premièrement, l’article n’est même pas signé, ce qui en dit long sur l’implication de son auteur.
        Ce dernier généralise son propos à tous les IEP, pas seulement celui de Bordeaux, alors qu’il ne cite des exemples ne provenant que de celui-ci.
        Depuis quand le Grand Orient de France est-il de gauche? Pour ce qui est du financement d’une chaire par le conseil général, il suffirait à la droite de gagner des élections locales pour pouvoir faire de même.
        « Tous les diplômés des Instituts d’études politiques (IEP) en conviennent ». « Tous »? Qui sont-ils? L’auteur n’a aucun chiffre pour étayer son propos.
        Sans m^me revenir sur le fond, la forme nous en apprend déjà long sur le sérieux de son auteur.

        • Koopa Troopa
          2 janvier 2012 à 18:18 |

          Depuis quand le Grand Orient est de gauche ? Depuis toujours, il suffit de se souvenir de son soutien sans faille à l’URSS entre 1917 et 1948 (et sans doute après…)

        • esprit libre
          2 janvier 2012 à 20:57 |

          Pour la nouvelle année, vous n’êtes guère gentil avec l’auteur de l’article ! Vous avez raison de dire qu’il faut toujours étayer ses affirmations mais pourquoi ne le faites-vous pas à votre tour ?
          S’agissant du Grand Orient de France, que vous semblez totalement méconnaître, je vous signale que « Le Monde », organe officiel de la bien-pensance, se félicitait de l’élection du nouveau Grand Maître (article mis en ligne le 2 octobre 2010 avec pour titre « Guy Arcizet, une figure ancrée à gauche pour le Grand Orient de France »).

          • claude Vranais
            3 janvier 2012 à 06:31 |

            non seleument le GO est ancré complétement a gauche toutes, mais de plus il préche l’intolérance (lire l’article de Guy Arcizet SGM du GO sur mariane n°762 du 2/12/11)ou il prone 2 non sens a l’étique de la FM
            -1 fait un appel au vote a gauche pour les Présidentielles
            -2 refuse de recevoir la quadidate républicaine Marine le Pen précisant meme que celle cie est au second tour, ils en appelleraient comme en 2002 au « front » républicain!!!. par ailleur j’ai appris que les Fréres étant du GO et ayant une ouverture d’esprit sur le FN sont radiés du GO(voir le celébre avocat Libournais qui en aurait fait les frais)alors est ce la la tolérance dont ce glorifie la FM?

  • castel
    28 décembre 2011 à 08:40 |

    Quand des communistes se font les avocats de la démocratie.
    On ne peut s’empêcher d’avoir une pensée émue pour les dissidents Chinois, Cubains, Nord Coréens emprisonnés et tués dans les camps démocratiques communistes.

    Quand une Université publique devient la propriété d’un seul mouvement politique fermé aux autres expressions démocratiques.

    Cela s’appelle un régime dictatorial local.
    Le fascisme a disparu depuis longtemps ,
    Le communiste tue , torture oppresse toujours des hommes et des femmes dans le monde.

  • Baptiste
    28 décembre 2011 à 12:40 |

    Un article lorsqu’il est sérieux, est signé par son auteur.

  • esprit libre
    28 décembre 2011 à 14:18 |

    Si cet article est autant lu et qu’il suscite autant de commentaires, c’est qu’il vient à point et qu’il brise sans doute un tabou.
    Si tel étudiant de Science-Po Bordeaux s’offusque, qu’il réponde point par point, argument contre argument – un exercice des plus formateurs !
    Si tel professeur ou tel responsable de Sciences-Po Bordeaux s’indigne, qu’il nourrisse le dossier de la défense, qu’il apporte des pièces et qu’il plaide – exercice d’une « citoyenneté » plus concret que le verbiage d’une plaquette de présentation !

  • Koopa Troopa
    29 décembre 2011 à 08:51 |

    La droite n’a plus été au pouvoir en France depuis 1962. Tant que l’on aura pas au pouvoir une droite qui comprennent qu’il faut un 1793 et un 1944 droitiste, alors rien n’avancera.

  • Marc
    2 janvier 2012 à 17:25 |

    C’est incroyable cette manie des Francs-Maçons de se glisser partout. Le 10 décembre dernier, Jean-Michel Quillardet, ancien grand maître du Grand Orient de France, était à Bordeaux pour la « remise d’un Arbre de la Laïcité aux élus de la Ville de Bordeaux » ! Elle commence à nous courir sur le haricot cette laïcité !
    http://imageshack.us/photo/my-images/215/arbredelalaicite.jpg/

  • Mathieu
    3 janvier 2012 à 16:28 |

    J’irai même plus loin : l’IEP de sciences po bordeaux est un des nombreux rouages du complot judéo-maçonnique qui, depuis des siècles, tente de contrôler nos esprits (et nos comptes en banque). La gauche « socialisante » du moment ne serait d’ailleurs que son dernier avatar…

    Tout le monde le sait et pourtant, cet article fait preuve d’une pauvreté intellectuelle accablante. A croire que notre anonyme (un statut à succès lors d’une certaine période de l’histoire) oublie qu’écrire un blog, c’est faire preuve de déontologie :

    1) »Tous les diplômés des Instituts d’études politiques (IEP) en conviennent » : quelles statistiques, quelles sources, quels IEPs ? Où sont les PREUVES ?

    2) »s’y revendiquer de droite relève souvent du parcours du combattant » et « Le guide des associations est lui aussi très clair. Seuls les mouvements de jeunes de gauche y figurent : « Union des Étudiants Communistes », « Union Nationale des Étudiants de France » ou encore « Mouvement des Jeunes Socialistes ». »

    C’est oublier qu’il existe plusieurs syndicats et associations se revendiquant de droite (les syndicats MET ou SPI, voire l’association Thomas More, que l’on peut difficilement qualifier « de gauche »). Ils font campagne comme les autres et bénéficient de la même visibilité, aussi bien dans le guide de l’étudiant que dans les couloirs (mention spéciale au « ptit déj » du MET le jour de l’élection, ou quand l’éthique est irréprochable).

    Petit « détail » (un mot sûrement très prisé par notre auteur) : L’IEP organise des élections syndicales où chacun s’exprime librement par le VOTE (le bourrage des urnes n’est pas encore une discipline enseignée à l’IEP). Peut-être notre auteur regrette-t-il la pratique démocratique du vote où l’opinion MAJORITAIRE l’emporte…

    3)Allez, une dernière parce que je n’ai pas toute l’après-midi… « La « diversité » y est un leitmotiv depuis plusieurs années. Mais toutes les diversités sont-elles acceptables dans ces temples de la bien-pensance ? ».

    En plein débat sur les lois mémorielles, il est bon de rappeler que toutes les opinions ne sont pas acceptables. Par exemple, qu’on le regrette ou non, nier l’existence de la Shoah est contraire à la loi. Peut-on alors reprocher à l’administration de l’IEP de rappeler à l’ordre certains élèves ayant eu des propos antisémites sur facebook ? Dans ce cas là,effectivement, je partage la pensée de l’auteur : l’IEP brime les minorités. Et c’est inacceptable. Mais je ne l’ai jamais encore vu interdire une réunion « de droite ».

    Mais devant une telle stupidité… il serait trop long, et surtout inutile de reprendre chaque point et chaque phrase… J’espère alimenter de futurs et nombreux commentaires dans la même veine que les précédents.

    • PROMPT'O
      3 janvier 2012 à 17:29 |

      J’adore votre professionnalisme et votre sens du détail.

      Vous devez écrire souvent à TF1, Sud-Ouest, France 2, France 3, Le Figaro, Le Monde, Libé etc…

      A moins que vous n’ayez pas tous vos après-midi à consacrer à cela ?

      Si les journalistes étaient objectifs, cela se saurait… Mais dès qu’un « journaliste » a une objectivité qui ne va pas dans le sens du courant, c’est la chasse aux sorcières. Je me marre !

      Ne vous en déplaise, Bordeaux possède son média à droite et je trouve cela plutôt amusant (même si l’on peut regretter quelques approximations).

    • David
      3 janvier 2012 à 18:05 |

      Vous demandez au rédacteur de l’article : « où sont les preuves ». je crois que la liste des intervenants (100% de gens de gauche) donnée par le site de Sciences-Po est la meilleure des preuves ! De plus les syndicats de droite ne sont pas dans la liste officielle des associations. Enfin, concernant la diversité, n’essayer pas de diaboliser avec l’antisémitisme, cela n’a rien à voir. on vous parle de diversité politique. Où sont les intervenants proches de la droite ou du Front national ?

    • esprit libre
      3 janvier 2012 à 20:52 |

      @ Mathieu
      Permettez-moi, comme simple lecteur ne connaissant ni l’auteur de l’article ni l’équipe d’Infos Bordeaux, de vous faire remarquer que vous réclamez des preuves, des sources, de la déontologie… mais au lieu d’argumenter point par point, vous attaquez l’auteur jusqu’à manier l’insinuation calomnieuse. Ainsi, que signifie, je vous cite, « A croire que notre anonyme (un statut à succès lors d’une certaine période de l’histoire) oublie qu’écrire un blog, c’est faire preuve de déontologie » ou encore, je vous cite, « Petit « détail » (un mot sûrement très prisé par notre auteur) » ?

  • sbstn
    5 janvier 2012 à 10:20 |

    Assez triste comme article,

    – on passera sur l’anonymat de l’auteur, et sur l’absence de crédit ou de référnce pour la photo…

    « Tous les diplômés des Instituts d’études politiques (IEP) en conviennent,
    – vous les avez tous rencontrés ?

    cette institution est très marquée à gauche,
    – pas plus que l’ensemble de l’université française

    et s’y revendiquer de droite relève souvent du parcours du combattant ou d’un suicide politique affirmé.
    – Ceci est largement faux, mon expérience dans cet IEP m’a montré qu’on y trouvait une majorité de gens de gauche modérée, mais aussi pas mal de gens de droite, et dans une moindre mesure des gens de la gauche de la gauche et de la droite de la droite. Et contrairement à ce que vous sous entendez tout le monde y assume ses opinions.

    « Vaste programme, où la formation de consciences de gauche, »
    – les étudiants, à sciences po, comme ailleurs ne sont pas des veaux et c’est leur montrer bien du mépris que de croire qu’ont peu leur former une conscience, de gauche ou de droite.

    En ce qui concerne les chaires, vous devez certainement ignorez leurs fonctionnements pour affirmer cela.

    « La liste des intervenants aux rencontres de Sciences-Po, « passerelles jetées entre la Cité et l’Université », est éloquente. En 2011, les hommes politiques de gauche ont trustés toutes les places (et 2012 ne devrait pas déroger à la règle) : Jean-Pierre Jouyet (très proche de la gauche), Éva Joly (Europe Ecologie), Laurent Fabius (PS). Le prochain intervenant attendu est Arnaud Montebourg, présenté comme le « troisième homme des primaires citoyennes ». »
    – J’y ai aussi croisé un certain Nicolas S en 2006, devenu aujourd’hui président, Hervé Morin…
    – J’y ai aussi vu Alain Juppé y donner des cours, peut-être est-il de gauche pour vous?

    « Le guide des associations est lui aussi très clair. Seuls les mouvements de jeunes de gauche y figurent : « Union des Étudiants Communistes », « Union Nationale des Étudiants de France » ou encore « Mouvement des Jeunes Socialistes »
    – le MET fait aussi parti du paysage étudiant de l’IEP sans pour autant avoir d’association.

    Interrogé par Infos-Bordeaux, un ancien diplômé nous confirme ce « terroriste intellectuel ». Pour Henri, « le décalage entre les opinions présentes et le reste de la population est flagrant ». « Lors des discussions politiques qui avaient lieu, s’afficher pro-Bayrou était presque considéré comme réactionnaire. Vous pouvez imaginer les conséquences d’un choix affirmé pour Nicolas Sarkozy ou le Front national ! »
    – Henri qui? Quand était-il étudiant? il y a un an? Il y a 10 ans? Il y a 30 ans? La précision est de taille tant le paysage universitaire change vite.

    Une majorité des étudiants de l’IEP se sentent sans doute proche de la gauche modérée voire du centre. Mais on est loin de la caricature sectaire du bastion gauchiste que vous essayez de nous présenter anonymement.

    • Hervé
      5 janvier 2012 à 10:24 |

      Ce qui est marrant avec cet article, c’est que les gens de droite sont plutôt d’accord avec ce constat et les gens de gauche crient à la manipulation !

      • sbstn
        5 janvier 2012 à 10:30 |

        Pas de la manipulation, juste de la mauvaise foi !

        • Koopa Troopa
          6 janvier 2012 à 10:11 |

          Quand la gauche « dénonce » la mauvaise foi chez l’autre, c’est l’hommage du maître à l’élève…

  • sbstn
    5 janvier 2012 à 10:29 |

    Dans leurs plaquettes de présentation, les IEP se présentent volontiers comme « une école de la citoyenneté ». La « diversité » y est un leitmotiv depuis plusieurs années. Mais toutes les diversités sont-elles acceptables dans ces temples de la bien-pensance ?

    Ce dernier paragraphe mérite à lui seul un commentaire.
    Oui l’IEP a mis en place un programme en vue de la diversification de son recrutement.
    Ce qui est intéressant est de savoir quelle diversité est visée.
    Vous ne trouverez pas de quota, pas de procédure particulière pour favoriser les minorités visibles dans ce programme.
    Il s’agit au contraire de faire en sorte que tous les étudiants ne soit pas issus de familles de médecins, de profs et de hauts-fonctionnaires, de faire en sorte que les étudiants reçus ne proviennent plus uniquement de lycées de centre villes de grands centres urbains ou de lycées privés.
    C’est une diversité orienté vers les classes moyennes et populaires qui n’ont pas forcement les moyens de payer des cours du soir à leurs enfants, une diversité orienté vers les lycées ruraux qui ont plus difficilement accès aux études supérieurs.
    On est loin de la discrimination positive en fonction de la consonance du nom de famille ou d’une diversité irréfléchie comme vous essayez de la présenter.

    • PROMPT'O
      5 janvier 2012 à 14:34 |

      @SBSTN

      Votre réponse est symptomatique du formatage intellectuel que vous avez subi.

      L’objectif de Science Po n’est pas du faire du social au point d’abaisser son niveau d’admission (et par conséquent son niveau tout court).

      L’objectif d’une « grande école » c’est de préparer ses élèves à être les futurs cadres de notre société par l’apprentissage de la culture mais aussi la réflexion, la rédaction, la rapidité etc…

      Réveillez vous ! La vie c’est dégueulasse parce que l’égalité n’existe pas dans ce bas monde.

      Que des associations facilitent le travail de populations défavorisées en leur donnant des cours du soir, je trouve l’initiative louable (même si comme par hasard, on ne s’occupe que de la Seine Saint Denis et pas des fils d’ouvriers du Nord Pas de Calais) mais que Science Po baisse son niveau d’entrée, je vous laisse seul juge des résultats futurs de cette école.

      • sbstn
        5 janvier 2012 à 16:49 |

        @PROMPT’O

        Nos avis ne sont pas si éloignés que ça.

        Derrière la marque Sciences Po se cache plusieurs réalités:
        – Sciences Po Paris a fait le choix, largement médiatisé, de mettre en place un recrutement particulier pour les élèves venant de territoires ou de lycées difficiles. Et il y a donc un risque de baisse du niveau.
        – Sciences Po Bordeaux, puisqu’il s’agit de celui-ci dans cet article a fait un choix différent. Un concours unique pour tout les candidats, avec environ 6% de réussite. Par contre Sciences Po Bordeaux tente de diversifier ses élèves en permettant aux élèves les moins favorisés de bénéficier d’une prépa gratuite au concours par leurs professeurs de lycées et de frais d’inscription au concours d’entrée réduit. La sélection des candidats ne change pas, ce sont les candidats qui changent c’est là toute la différence.

        Et l’initiative de Sciences Po Bordeaux ne s’adresse pas uniquement aux lycées des quartiers difficiles de la banlieue bordelaise, mais aussi des lycées ruraux (Nontron, La Réole, Chéraute…) et des lycées de villes moyennes (Langon, Pauillac, Marmande…).

        • PROMPT'O
          5 janvier 2012 à 17:13 |

          @ SBSTN

          Merci pour votre précision.
          Je pensais que l’annonce médiatique de Sciences Po Paris s’appliquait à tous les IEP de France.

  • Olivier
    5 janvier 2012 à 13:56 |

    @ sbstn… merci… merci… merci au nom de nous tous d’avoir pris le temps pour ça. Je n’avais pas la foi (ni sûrement le talent) mais ça fera sûrement réfléchir !

    Quant à David… et rapidement… la liste citée n’est que représentative de 3 des 10 invités de l’année 2011 seulement. A côté de ça, nombreuses sont les personnalités de tous bords politiques à avoir accepté ces rencontres dans les années passées, mais curieusement aujourd’hui les personnalités de droit refusent de venir. Preuve d’un grand courage politique, soit dit en passant.

    A noter aussi, les rencontres sciences po sud-ouest ne sont pas « uniquement » destinées au sujets politiques mais aux sujets les plus divers. Donc, encore une fois, non, ce n’est surement pas une preuve, encore moins un argument.

    Les journalistes n’ont pas forcément à être objectifs (quoi que cela puisse déjà se discuter), mais ils se doivent d’avoir une éthique. Je doute qu’on en trouve beaucoup dans un tel article. Alors, au fond, si des gens prennent de leurs temps (je les en remercie encore !…) pour répondre de façon précise à un tel article, c’est peut-être qu’au fond il est franchement mauvais !
    Et… si les gens de droite trouvent qu’un tel article reflète la vérité… C’est peut-être qu’ils ont mauvaise conscience de leurs opinions politiques quant à ce qu’on leur enseigne de façon relativement objective (et j’insiste là-dessus) dans cet IEP !

    Enfin… que « Bordeaux » ait son « journal de droite » (déjà, rien que ça, je trouve ça risible, mais bon), je n’ai rien contre… mais au moins, soyez sérieux, ça permettra le débat !

    Bien cordialement,
    O.

    • PROMPT'O
      5 janvier 2012 à 14:38 |

      Je vous propose (juste pour rire) de dire à vos profs et camarades que vous voterez Marine en avril (qui n’est pas Jean-Marie, j’insiste !), vous découvrirez avec candeur et bonheur toute l’objectivité de ceux-ci.

      Si ! si ! faîtes le et revenez sur ce forum !

    • Rizzela
      5 janvier 2012 à 14:50 |

      à sbstn et Olivier :
      Merci de vos éclaircissements et précisions. Je suis donc allé sur le site de l’IEP Bordeaux voir les invités de l’année 2010 – 2011. Sur les 14 invités (j’ai exclu les thèmes de société ou autre et le débat), j’en ai classé 8 à gauche (PS, Vert, extrême gauche, sympathisans officiels,…) et 1 à droite (JP Joyet bien qu’officiellement sans étiquette).
      Certains auraient refusé l’invitation ? Les noms ! (pour rester dans le principe « on veut des preuves »).
      En même temps, l’IEP invite qui il veut ! Mais c’est plus à gauche qu’à droite. Et alors ? Est-ce une tare ? Du moment que l’IEP assume…

      La diversité ? Vaste question… Je dirais que je suis d’accord avec un peu tout le monde. En effet, il est plus que bien d’aider les élèves qui n’ont pas forcément accès aux préparations ou qui n’osent pas aller aux concours (lycées difficiles, boursiers, enfants de chômeurs,etc.) mais il est vrai également que SciencePo se vante d’avoir 2/3 de ces promotions dont au moins un parent est né hors France.
      Je ne sais pas ci cette diversité passe le même concours ou si elle a une autre forme d’admission. Les élèves ou anciens de l’IEP pourront nous répondre. J’espère que c’est la même forme, pour eux, car, en tant qu’ancien élève boursier ayant réussi une « grande école » il y a quelques années, je suis très fier de me dire que c’est uniquement par mon travail que j’ai réussi et non pas parce que je rentrais dans des quotas.

      • sbstn
        5 janvier 2012 à 17:02 |

        @Rizzela

        Pour les invités c’est vrai que la liste fait très gauche. Après ces conférences étant organisées en partenariat avec Sud-Ouest je ne sais pas comment sont fait les choix: ça doit dépendre de qui veut venir, qui peut venir et qui est intéressant.
        Mais ce ne sont pas les seules conférences organisées. La plupart des association de Sciences Po Bordeaux invite des personnalités même si la publicité n’en est pas faite sur le site internet. J’ai pu assisté à des conférences de Rama Yade, de Valérie Pécresse ou de Jean-Louis Debré, bien souvent dans des amphi combles.

        Pour les 2/3 des promotions ayant un enfant né hors de france, c’est la première fois que j’entends ce chiffre. C’est peut être vrai pour Paris (et encore…), mais ça me semble loin de la réalité des Sciences Po de province. La seule chose que je peux vous dire c’est que dans le cas de Bordeaux, que vous veniez d’un lycée de ZEP de Bordeaux ou du lycée français de New-York vous passez le même concours.

        • Rizzela
          5 janvier 2012 à 17:14 |

          Effectivement mon chiffre de « 2/3 » vient de Paris.
          Et je trouve très bien que ce soit le même concours.

          Vous me dites que les rencontres sont organisées conjointement avec Sud-Ouest. C’est peut-être alors de leur côté qu’il y a un facteur « gauche », idéologique ou pas (les personnalités de gauche sont peut-être plus « vendeurs », surtout dans une région plutôt de gauche…).

          Enfin je viens bien croire que de très nombreuses autres conférences sont organisées. J’ai moi-même pu assister à certaines à mon époque étudiante.

        • félix
          18 janvier 2012 à 11:58 |

          Ancien diplôme de Sciences Po Bordeaux , je n’ai pas constaté que cet IEP ait été le lieu d’un « terrorisme intellectuel ». Il est vrai que les étudiants étaient dans la majorité de centre gauche (PS, Modem), mais ils étaient pour la plupart suffisamment ouverts d’esprit pour accepter une différence de sensibilité . Il y avait bien sûr des étudiants très politisés, voire sectaires, à gauche comme à droite, mais ils étaient loin d’être la majorité.
          j’ai par contre surtout était étonné par le désintérêt (relatif) de nombreux étudiants pour la vie politique. Je ne parlerais pas d’une indifférence mais plutôt d’une désacralisation .
          L’époque n’est plus au affrontements idéologiques mais plutôt à la mobilisation autour d’enjeux plus précis et ponctuels. Enfin je pense que notre classe politique et ses manières pas toujours flatteuses conduire des affaires de la cité a fait le reste…

  • Olivier
    5 janvier 2012 à 18:19 |

    @ Prompt’O : effectivement, si je disais à mes profs que je vote Marine, ils auraient bien des raisons de se foutre de ma gueule, mais après avoir bien rigolé, ils m’expliqueraient en quoi ce choix est ridicule, du point de vue de l’opportunité d’un tel vote, du point de vue social, politique, du point de vue historique, j’en passe et des meilleures (et encore une fois je ne me donnerai pas le temps de détailler de tels raisons… franchement je crois qu’on est tous assez grands).

    Marine Le Pen représente le populisme et le réactionnisme face aux changements. Sortir de l’Europe n’est pas une solution. Chasser les étrangers n’est pas une solution. Punir plutôt que d’éduquer relève d’une solution qui a prouvé ses limites à maintes reprises.

    C’est là ce que beaucoup de gens ne comprennent pas (pardonnez-moi pour une telle phrase, je sais, ce n’est pas beau) : la politique relève de convictions, et à chacun les siennes. Mais la politique relève aussi d’une science, et de faits réels, qui restent analysables. Ces faits vous disent que Marine le Pen n’est pas une solution à un problème, mais un nouveau problème qui ne résoudra pas les anciens (et je me garde bien de dire que tel ou tel autre candidat pourra effectivement résoudre ces problèmes…). Alors, oui, quand vous dites à des « scientifiques », des chercheurs, des professeurs des universités, des agrégés de sciences politiques, qui dédient leur vie aux questions politiques, que vous votez Le Pen, ils ont bien le droit de rigoler, avant de vous expliquer pourquoi.

    • PROMPT'O
      6 janvier 2012 à 09:34 |

      @ Olivier

      Vous pouvez avoir des convictions différentes des miennes. Je les respecte tout en les combattant.

      Votre réponse prouve à merveille que le corps professoral de votre école est légèrement à gauche et donne quelque crédit à l’article d’infos Bordeaux (même si celui-ci peut contenir des approximations).

      En ce qui concerne le vote de Marine, je ne sais pas si elle a toutes les réponses à nos problèmes. Ce que je constate c’est qu’elle fait rire les gens qui ont foutu la France en quasi état de récession (chômage, explosion de la dette, communautarisme etc…)

      Pourquoi ne pas essayer ailleurs ? Et si on s’est trompé on la virera dans 5 ans, tout comme on va virer Sarko cette année. C’est ça la démocratie !

      PS : voici une liste d’universitaires sérieux (que l’on ne peut suspecter d’être des « fachos ») qui ne rigole pas, et vous expliquent pourquoi, quand on leur parle de Marine Le Pen : Jacques Sapir, Michèle Tribalat, Yves-Marie Laulan, Emmanuel Todd, Jean-Paul Gourévitch etc…

      Mais je doute que leurs analyses soient étudiées dans votre école…

    • Koopa Troopa
      6 janvier 2012 à 10:16 |

      Et ces types sont censés m’impressionner ? La plupart des profs d’universités sont des nullités intellectuelles. Je me souviens de cet abruti qui enseignait la politique internationale et à qui j’avais dis en 1994, alors jeune étudiant, que la Turquie serait à terme dirigée par les islamistes et que je verrais Erdogan accéder au pouvoir. Il avait bien rigolé et traité de « paranoiaque du FN ».
      Maintenant, c’est moi qui rigole. Nos « élites » se sont absolument gaufrées sur tout. Rappelons que les 2/3 de nos « zélites » dans les années 50 adoraient Staline…

  • esprit libre
    5 janvier 2012 à 22:53 |

    Décidément, si cet article est autant lu et suscite tant de commentaires, c’est qu’il touche un point sensible.
    Mais, est-ce si important de parler d’orientation « toujours plus à gauche » ? Qu’est ce que la gauche ? La gauche existe-t-elle ? Que signifie « être de gauche » aujourd’hui quand le candidat emblématique est appelé par une de ses camarades « le candidat du système », qu’il n’a pas de programme sinon de l’austérité à offrir et un vague catalogue de mesures sociétales individualistes et qu’il est lié par tous les votes socialistes à Strasbourg et Bruxelles organisant une Europe libérale, dérégulée et ouverte à la plus effrénée des mondialisations ? Et si la gauche n’existait pas, qui l’inventerait ? Pour quoi ? Pour nous offrir un Zapatero ou un Papandreou français ? La gauche n’est plus qu’une chimère ou une plante fanée que l’on cultive sous la serre chaude des IEP !

  • esprit libre
    7 janvier 2012 à 13:15 |

    A noter que ce matin dans l’incontournable émission « Répliques » sur France Culture, l’invitée, Mona Ozouf, a annoncé qu’une tribune très incisive sur la suppression de l’épreuve de culture générale à Sciences-Po Paris serait publiée dans le Nouvel Obs.
    A suivre…

    Réf. : Les livres pour patrie
    Le 7.1.2012 à 9:07 [voir podcast]
    Invitée : Mona Ozouf, directeur de recherche au C.N.R.S., auteur de nombreux ouvrages sur la Révolution française, la République et la littérature.