Collège du Grand Parc à Bordeaux : « tous les Blancs sont partis dans le privé »

Publié le 1 septembre 2015 dans Actualités, Culture, Presse

Collège du Grand Parc à Bordeaux : « tous les Blancs sont partis dans le privé »

Le magazine Télérama publie cette semaine une enquête intitulée « Clisthène, un collège bien inspiré ». Dans le cadre de son dossier « Tous égaux face à l’école », Yohav Oremiatzki, s’est penché sur cette annexe du collège du Grand Parc à Bordeaux.

Très à la pointe en matière de nouvelles pédagogies, il se murmure que cette structure a inspiré la réforme des collèges voulue par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale ! Crée en 2002, cet établissement dirigé Pierre-Jean Marty se distingue notamment par la transversalité des programmes, la fin des notes et celle du redoublement…

Mais l’enquête évoque aussi le très difficile collège public du Grand Parc (dont Clisthène est rattaché). Situé dans un quartier à forte immigration africaine, il serait fui par les « petits blancs » : « Quand on a démarré le projet, le collège du Grand Parc perdait déjà du monde », se rappelle Nadine Coussy-Clavaud. Les classes moyennes ont en effet tendance à fuir la cité à l’issue du cycle primaire. Certains disent même que « tous les Blancs sont partis dans le privé ».

Si certain partisans de cette mixité le regrettent, ils se sentent impuissants devant ce phénomène : « Une question de « style de vie » pour Sophie Le Marois, mère d’élèves et orthophoniste, qui vit aux Chartrons et regrette que « chacun reste dans son ghetto » : « Je misais beaucoup sur la mixité. En fait, ça ne s’invente pas. Les enfants vont vers des amis qui leur ressemblent ».

college-grand-parc-bordeauxLe niveau scolaire du collège (photo) s’en ressent. Sur les trois dernières années, le taux de réussite du brevet avoisine les 63%, contre 84% au niveau départemental et 85% au niveau académique. Ces derniers temps, les problèmes s’y sont multipliés, à tel point qu’en avril 2014, l’ensemble du personnel de l’équipe éducative faisait grève pour « dénoncer la dégradation des conditions de travail et la multiplication des incivilités ».

Si la plupart des élites locales (proches de Juppé et socialistes) plaident publiquement pour une mixité ethnique et sociale plus importante, rares sont ceux qui habitent le quartier et y scolarisent leurs enfants. En 2002, le député Michèle Delaunay souhaitait « imposer » cette mixité « dans tous les projets immobiliers, dans tous les établissements publics et privés, quitte à transporter les élèves d’un quartier dans l’autre ». Cette dernière habite toujours l’une des rues les plus chics de Bordeaux, près du jardin-public !

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Les réactions sont terminées

  • Esope
    1 septembre 2015 à 18:57 |

    La solution? permettre aux africains d’habiter les beaux quartiers en imposant la mixité dans les logements et pourquoi pas dans les chambres à coucher. Le droit au logement, oui, mais tant qu’à faire dans les immeubles chics du « triangle ». On commence par les immeubles et la chambre à coucher du docteur Delaunay?

  • 1 septembre 2015 à 21:18 |

    Esope

  • 1 septembre 2015 à 21:20 |

    Esope tu es un grand philosophe ! Tout ce que tu dis est beau et bon !
    Je ne dis qu’ une chose :: CHICHE ….

  • ninja belle cassette
    1 septembre 2015 à 21:20 |

    Dans le privé: tu laches des ronds
    dans le public: on prend tes ronds.