Tribune libre de Denis Parest : « Le Grand Remplacement est à l’œuvre »

Publié le 8 septembre 2015 dans Actualités, Politique, Tribune libre

Tribune libre de Denis Parest : « Le Grand Remplacement est à l’œuvre »

Le monde n’est pas à eux [« les racistes»]. Les enfants qui me ressemblent ont toute légitimité au monde. Il faudra qu’ils s’y habituent. La lucidité les conduira à voir que les gens qui me ressemblent sont plus nombreux. Et qu’il vaut mieux ne pas trop défier ce monde-là” (C. Taubira, le Figaro 7 mai 2015).

Chacun aura fait le parallèle : le Camp des Saints de Jean Raspail est devenu une réalité. Dans toutes ses dimensions. L’afflux généralisé de migrants, pas de conquérants (encore que l’Etat islamique y aurait glissé quelques émissaires, paraît-il) mais de pauvres ères attirés par le miroir aux alouettes de la société de consommation post-occidentale. Journaux, politiques, prêtres appellent à accueillir son prochain, invoquant de grands idéaux que les nouveaux arrivants ne partagent pas. La résistance à ce mouvement généralisé, qu’elle soit motivée par une conscience historique, raciale ou économique, est diabolisée – égoïstes ! Nazis ! L’utilisation quasi-pornographique de l’image du cadavre d’un enfant (opportunément publiée le jour de l’annonce des quotas obligatoires d’accueil) comme ultime exorcisme face à toute velléité de résistance.

Tout devrait pourtant donner la nausée. D’abord, le fait que l’afflux de migrants, d’Afrique ou du Moyen-Orient, est le fruit de la politique occidentale de déstabilisation des régimes en place. Au nom des droits de l’homme, et sans davantage d’analyse, l’on renverse des dictateurs qui, certes, ne sont pas des anges, loin s’en faut. Mais, autant pour la Libye que pour la Syrie, l’histoire s’arrête là ; le projet (l’appui à une opposition fantomatique et largement inexistante) n’est que poudre aux yeux. Il est encore plus écœurant de voir ceux qui, ministres, diplomates ou pseudo-intellectuels, sont à l’origine de cette situation (souvenons-nous, par exemple de Laurent Fabius : « le Front al-Nosra fait du bon boulot » « Bachar Al-Assad ne mérite pas d’être sur terre » ; sans parler du ridicule “Serment de Tobrouk”), se plaindre de ses conséquences et nous demander d’en supporter les conséquences. Comme l’a dit Onfray à propos d’un pseudo-philosophe dont le nom devrait être tu, oublié et maudit, « il ferait mieux de rester caché ». Dieu se rit de ceux qui maudissent les conséquences dont ils chérissent les causes.

clandestin-konkEnsuite, rappelons que l’accueil généralisé de migrants (on annonce 24 000 migrants en France, alors que, selon un calcul rapide, il devrait en arriver près d’un million en Europe en 2015) n’était pas une fatalité. Il était parfaitement envisageable d’envoyer des troupes de l’ONU au sol pour sécuriser des zones réservées aux civils, que ce soit en Libye ou en Syrie. Cela aurait eu un coût, sans aucun doute. Mais sans commune mesure avec la catastrophe sociale et économique qui s’annonce. De plus, l’accueil des migrants valide entièrement le sale boulot des passeurs (ceux qui balancent les enfants par dessus bord ou qui enferment des dizaines de personnes dans des camions hermétiques) ; passeurs dont les liens avec les mafias locales et les groupes islamistes ne sont plus à démontrer – à vouloir sauver leurs victimes, ce sont ces groupes que l’occident finance. Que ces meurtriers remercient nos humanistes, ils leur doivent bien ça.

Enfin, on aura aussi remarqué que cet afflux massif de migrants répond assez bien aux différents rapports émanant d’institutions à la légitimité douteuse qui, depuis plusieurs années, prédisent que l’Europe aura besoin d’immigration. Il faut d’ailleurs se souvenir qu’aucun des pays du Golfe, pourtant beaucoup plus près du lieu de départ, n’accueillera de réfugié. Il y a un an et demi encore, le patronat allemand réclamait l’accueil de plusieurs centaines de milliers de travailleurs étrangers (sans remarquer qu’il y avait trois millions de chômeurs de l’autre côté du Rhin). C’est sans doute une coïncidence ; toujours est-il que, plutôt que moderniser l’économie et les modes de production, les entreprises allemandes disposeront bientôt d’une main d’œuvre sous-qualifiée et sous-payée. Ce n’est pas la première fois que ça se produit – au moins cette main d’œuvre-là ne travaillera pas dans les usines d’armement.

Comme à l’habitude, tout cela aura été décidé sans consulter personne, dans le silence feutré des cabinets ministériels ou des conseils d’administration. Mais le pauvre pékin, qui verra ces gens arriver, qui paiera pour qu’ils s’installent, qui parfois même devra laisser sa place, lui n’a pas eu son mot à dire. Pas plus qu’on ne l’avait interrogé lors de l’ouverture des frontières à l’immigration ou du regroupement familial (demandes du patronat, relayées ensuite par les moralisateurs de gauche). Le Grand Remplacement cher à Renaud Camus est à l’œuvre ; une ingénierie humaine à marche forcée – dans un autre contexte, cela s’appellerait un génocide. Mais qu’on se pose cette question : l’équilibre économique des deux prochaines années, ou même des cinq, vaut-il que l’on sacrifie à jamais un pays, sa culture et sa population ?

Tribune libre de Denis Parest pour Infos-Bordeaux

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Les réactions sont terminées

  • Grégoire P.
    10 septembre 2015 à 13:52 |

    On entend dire que ce que disait le FN et tous les souverainistes il y a vingt ans sonne vrai aujourd’hui…
    Ce que défend Renaud Camus aujourd’hui sera t’il tout aussi vrai dans 20 ans ? J’en ai bien peur. Et avec la complicité du grand aveuglement de nos politiques comme Ali Ben Juppé qui parle de fantasme au sujet du livre de Jean Raspail (« Le camps des Saints ») alors que nous voyons tous les jours la prophétie de Jean Raspail se reproduire dans les reportages de nos médias.

  • Grégoire P.
    10 septembre 2015 à 13:54 |

    « Ce que disaient… » en vous priant de bien vouloir excuser cette erreur.

  • Celtibère
    13 septembre 2015 à 08:21 |

    Si aux régionales et à la présidentielle de 2017 les Français ne manifestent pas leur volonté de survivre en tant que tels, alors ils méritent d’être remplacés en tant que nation.

  • herbien
    13 septembre 2015 à 16:54 |

    *tout cela est bel et bon,mais en attendant que fais tu de ces pauvres hères,tu les jettes à la garonne?

    • Jacques Morin
      15 septembre 2015 à 17:50 |

      Non monsieur, cessez de répandre d’inutiles frayeurs! Ces ¨pauvres hères ¨on les renvoie tout simplement chez eux, à nos frais s’il le faut. Ce serait de l’argent bien employé. On réfléchit avec son coeur et aussi avec sa tête.

  • maury
    17 septembre 2015 à 16:03 |

    Le coup du téléphone satellitaire bien rôdé , miraculeux même ! Par Jean-Louis Burtscher

    Publié le 16 Septembre 2015
    En déployant mon journal quotidien ce matin, mon attention fut attirée par une grande photo montrant des naufragés clandestins voguant sur un canot pneumatique. Banal, me direz-vous, on ne parle plus que de ça, je décide donc de tourner la page. Mais c’est à ce moment que la légende incrustée dans la photo m’interpelle : « en pleine mer, ils appellent Strasbourg ».

    Plus loin, l’article est explicite. Des migrants en détresse peuvent composer un numéro d’appel téléphonique (0033486517161) dont le destinataire est le bureau strasbourgeois de l’association des Travailleurs maghrébins de France. Là, un correspondant décroche, demande la position du bateau, le nombre de personnes à bord, s’il y a des blessés, etc.

    Son collègue transfert le message aux gardes-côtes pour que le bateau soit secouru le plus rapidement possible et ensuite pour s’assurer que les gardes-côtes se portent bien au secours des migrants en difficultés.

    Ces appels au secours sont planifiés bien à l’avance par le collectif « Watch the Med » qui distribue aux candidats à l’émigration des cartons comportant un numéro de téléphone et l’intitulé du collectif. C’est écrit en anglais, arabe, français et persan. Au verso, il est précisé que s’ils n’étaient pas rapidement secourus, le collectif ferait pression sur les médias et les politiques. Il y a aussi des contacts au Maroc et en Tunisie où les cartons sont distribués sur place. On en distribue même à Calais, Vintimille et d’autres lieux en Europe.

    Vous pourrez me faire remarquer qu’ils sauvent des vies humaines. Mon œil, vous n’allez pas nous faire croire que ces gens ne connaissent pas les risques encourus. Ils viennent peut être du fin fond de la Somalie mais ils regardent aussi les informations télévisées et savent exactement ce qui les attend. Et puis, on parle surtout de ceux qui sont en détresse (forcément, quand on monte à 200 sur un bateau prévu pour 20), mais combien d’entre eux passent sans trop d’encombres, sauf dans la dernière ligne droite. Car le truc est bien connu désormais : on provoque une avarie de moteur et on appelle le numéro de Strasbourg par téléphone satellitaire, facile ! Les gardes-côtes embarquent tout le monde et une heure plus tard tous les passagers mettent les pieds dans une Europe où ils seront inexpulsables. Comme ils n’ont effectué aucune formalité pour obtenir une autorisation de séjour, de migrants, ils sont passés au stade de clandestins, puis de réfugiés!

    Ainsi donc, sous couvert d’une action humanitaire, un collectif ayant pignon sur rue en France et relayé par l’association des Travailleurs maghrébins de Strasbourg organise l’immigration clandestine en Europe et par conséquent dans notre pays sans que cela n’émeuve personne. Ainsi donc, ce collectif et cette association sont un maillon de la grande chaine des passeurs que notre ministre de l’Intérieur promet à moultes reprises de sanctionner avec la plus grande sévérité.

    Allo Cazeneuve, où es-tu ? Tu ne vois rien, tu n’entends rien.
    Il est vrai que tu n’en finis pas de serrer les mains aux clandestins qui violent les lois de la République, et comme il en arrive tous les jours, je crois bien que tu vas finir par attraper des ampoules. Je sais bien que tu espères que beaucoup d’entre eux demanderont l’asile en France et que le meilleur moyen d’en attirer le plus possible est de fermer les yeux sur l’immigration clandestine et de choyer les associations qui la soutiennent et l’organisent.

    Nous en avons eu la preuve, c’est en première page de nos journaux qui n’ont pas compris qu’ils venaient involontairement de jouer un mauvais tour à la bienpensance.

    Jean-Louis Burtscher