Présidentielle : Alain Juppé refuse de remplacer François Fillon

Publié le 6 février 2017 dans Actualités, Politique

Présidentielle : Alain Juppé refuse de remplacer François Fillon

Sur Twitter, le maire de Bordeaux a définitivement tranché «pour moi, non c’est non». En effet, devant l’insistance de ses soutiens, le candidat défait au second tour de la primaire a parlé de « rumeurs infondées » et a renouvelé son soutien à François Fillon.

Pourtant, nombre de ses proches (à l’instar de Philippe Gosselin) continuent à envisager son retour. «Le moment venu, il devra faire son devoir pour la France», confie un ancien porte-parole de campagne. «Dans n’importe quelle compétition, quand le premier est disqualifié, le second monte au sommet du podium. Et le second, c’est Juppé», abonde un autre soutien, dans les colonnes du Figaro, ce lundi.

Aujourd’hui, c’est l’ancien premier ministre Dominique de Villepin qui, sur Europe 1, a donné corps à ce scénario : « Au cours des prochains jours, s’il s’avère que François Fillon est exclu du second tour dans les sondages, il faudrait en tirer les conséquences ».

« Il y a la possibilité d’un consensus, pourquoi ne pas appliquer la règle qui s’applique dans tout championnat ? », a-t-il indiqué. Dans ce cas, il estime qu’il reviendrait à Alain Juppé de prendre le flambeau : « Si le premier est disqualifié, c’est le numéro deux qui prendrait sa place, (…) s’il y a un soutien suffisant ».

La problématique pour le maire de Bordeaux, c’est qu’après l’avoir désavoué durant la primaire, les électeurs confirment leur attachement à François Fillon. Selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche publié le 5 février, les sympathisants Les Républicains sont toujours 64% à vouloir que François Fillon maintienne sa candidature à l’élection présidentielle de mai prochain.

De son côté, le candidat de la droite se prépare à s’expliquer sur l’affaire. Il pourrait ainsi tenter d’éteindre le feu des soupçons d’emplois fictifs qui pèsent sur sa femme et ses enfants. « Fillon ne renoncera pas » mais « va changer de stratégie, être plus offensif dans sa défense », a assuré un de ses proches à l’AFP. « Je n’exclus pas qu’il reconnaisse ses erreurs », a glissé cette même personne.

D’après la dernière enquête Ifop-Fiducial pour Paris Match, Sudradio et iTELE réalisée après les révélations du Canard enchaîné, Marine Le Pen (Front national) et Emmanuel Macron (En marche) vireraient en tête, avec respectivement 25% et 20,5% des voix. Le candidat de la droite et du centre arriverait troisième avec 18,5% des suffrages…

[cc] Infos Bordeaux, 2010-2017, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d´origine [http://infos-bordeaux.fr/].

A lire également :

Tags :, ,

Les réactions sont terminées

  • Grégoire P.
    8 février 2017 à 21:47 |

    Ouf ! Nous avons eu chaud.