Quinzaine de l’égalité : Alain Juppé utilise l’écriture inclusive

Publié le 31 octobre 2017 dans Actualités, Politique

Quinzaine de l’égalité : Alain Juppé utilise l’écriture inclusive

Comme tous les ans, la mairie de Bordeaux organise la « quinzaine de l’égalité », série de conférences et d’évènements faisant la promotion d’associations activistes communautaires, souvent proches de la gauche.

Dans un éditorial intitulé « L’égalité, fondement de notre République », Alain Juppé fait la présentation de cette quinzaine, et y utilise l’écriture inclusive : « Ensemble, nous sommes plus forts pour consolider le lien social au sein de notre République afin que chacune et chacun, quelle que soit son origine, son orientation sexuelle, son handicap ou sa religion, s’y sente reconnu-e et intégré-e ».

Issue des milieux d’extrême-gauche, l’écriture inclusive  vient d’être dénoncée  par l’Académie française. Dans une récente déclaration, les Immortels « élèvent  à l’unanimité une solennelle mise en garde ». « La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité (…) En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel ».

Concernant la « quinzaine de l’égalité », la soirée de lancement aura lieu dans les salons de l’hôtel de ville, à l’occasion d’une table ronde intitulée « Faut-il réinventer le féminisme ? ». Trois conférenciers seront chargés de transmettre les valeurs de la mairie de Bordeaux.

Caroline de Haas : Cette ancienne de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) a longtemps milité au sein du Mouvement des jeunes socialistes puis, au Parti socialiste. Candidate aux dernières élections législatives dans la dix-huitième circonscription de Paris, elle est soutenue par le PCF et EELV. En mai 2017, au sujet du harcèlement de rue causé par des personnes d’origine immigrée contre les femmes dans le quartier Chapelle-Pajol (Paris), Caroline De Haas propose notamment « d’élargir les trottoirs », considérant que ces violences contre les femmes sont liées à un « problème d’espace, où il y a une concentration de personnes » !

Corinne Bord : C’est également une ancienne du très à gauche syndicat UNEF. Elue socialiste au conseil général de Seine Saint Denis, la vice-présidente de la fédération Léo Lagrange devient en 2014 vice-présidente de la Région Ile-de-France. Aux dernières élections présidentielles, elle milita activement pour la candidature de Benoît Hamon.

Chris Blache : Cette ancienne journaliste est « consultante en Socio-Ethnographie » et co-fondatrice de l’association « Genre et Ville ». Ex-conseiller d’Eva Joly et proche des extrémistes d’Act Up, celle-ci milite pour le retrait des chiffres 1 et 2 dans le numéro de sécurité sociale qui « imposerait dès la naissance une hiérarchie explicite (…) A travers ces qualifiants, une histoire de domination a bien été organisée et officialisée par l’état civil » !

[cc] Infos Bordeaux, 2010-2017, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d´origine [http://infos-bordeaux.fr/].

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Les réactions sont terminées

  • Fauré
    1 novembre 2017 à 21:52 |

    Que voit-on sur l’affiche de pub pour cette quinzaine (présentée en début d’article)? Deux visages, l’un entier, celui d’une femme de couleur, souriant confiant regarde vers le haut vers la lumière, l’autre plutôt une moitié de visage et plus petit que le premier, celui d’un homme blanc regarde vers l’extérieur,fuyant et penaud … Par l’image,ne serions nous pas prévenus du sens de l' »égalité » promu par cette manifestation ?