Bordeaux : des étudiants d’extrême gauche expulsés de l’université

Publié le 7 mars 2018 dans Actualités, Politique

Bordeaux : des étudiants d’extrême gauche expulsés de l’université

L’université de Bordeaux II (Sciences de l’homme), située place de la Victoire, était fermée ce mercredi 07 mars. La décision a été prise suite aux incidents qui se sont produits la veille, opposants des étudiants aux forces de l’ordre.

Ces étudiants d’extrême gauche protestaient contre un projet de réforme du gouvernement et bloquaient un amphithéâtre de l’établissement universitaire.

Selon le journal Sud-Ouest, plusieurs étudiants ont refusé la proposition faite par l’établissement de leur en prêter un amphithéâtre, aux horaires d’ouverture de l’université. Certains d’entre eux ont fini par se barricader dans un amphithéâtre avec du mobilier.

Vers 20 heures, sur instruction du préfet et réquisition du chef d’établissement, la police est intervenue pour évacuer l’amphithéâtre occupé. Une intervention qualifiée de « très violente » par des étudiants qui déclaraient, hier soir, que plusieurs personnes avaient été blessées, notamment à coups de matraque. De son côté, la police indiquait qu’il n’y avait pas eu de blessé mais une interpellation d’une personne pour « violences sur dépositaire de l’autorité publique ».

Ce dernier a été placé en garde à vue pour outrage et violences sur dépositaire de l’utilité publique et il sera renvoyé à la rentrée devant le tribunal correctionnel.

Dans un communiqué envoyé à la presse, plusieurs enseignants ont apporté leur soutien aux étudiants et condamnent  les « violences policières ». « Il est inacceptable que l’intervention policière ait donné lieu à des blessures physiques (hospitalisations) et psychologiques, et que la police ait proféré des injures à caractère raciste, sexiste et homophobe à l’encontre des étudiant.e.s ».

Un grand nombre de ces enseignants sont connus de leurs étudiants pour leurs opinions d’extrême-gauche à l’instar d’Alina Surubaru, d’Adrien Ostolski (candidat sur la liste commune NPA-Front de gauche aux élections régionales de 2010) ou encore de Razmig Keucheyan (également adhérent au Nouveau Parti anticapitaliste).

La présidence de l’université a en effet justifié cette évacuation, ce matin dans un communiqué, comme étant un moyen d’éviter d’éventuelles dégradations nocturnes si les étudiants étaient restés sur place, comme cela s’était produit il y a deux ans.

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Les réactions sont terminées

  • patphil
    11 mars 2018 à 11:32 |

    fin des années 1960, on ne pouvait pas entrer à la fac quand ils l’avaient décidé, ça recommence, l’enseignement fait peur aux gauchistes? ça rend les jeunes plus mature et moins naifs!

  • benjamin
    18 mars 2018 à 11:50 |

    IL faut dire au pigiste de cet article que l’université de Bordeaux 2 n’existe plus depuis plus de 4 ans. Cela fait tâche et ne peut que discréditer le teste de cet article…