Bordeaux : Graves incidents à l’occasion de la manifestation des gilets jaunes

Publié le 10 décembre 2018 dans Actualités, Politique, Vidéo

Bordeaux : Graves incidents à l’occasion de la manifestation des gilets jaunes

Le cortège des gilets jaunes, qui a rassemblé pacifiquement plusieurs milliers de personnes dans les rues de Bordeaux samedi 8 décembre dans l’après-midi, a dégénéré en fin de parcours sur la place Pey Berland, face à l’Hôtel de Ville.

Lors d’affrontements violents, un jeune homme a été touché à la main, arrachée par une grenade. D’autres personnes ont été blessées. Selon un bilan livré par la préfecture, 69 personnes ont été interpellées (chiffres ci-dessous).

Les manifestants ont d’abord défilé dans les rues de Bordeaux sans aucune violence, mais sur la place Pey Berland, bordée par la mairie et la cathédrale Saint-André, plusieurs dizaines de personnes ont lancé les hostilités.

La grille donnant accès à la cour de la mairie, objet des attaques de « gilets jaunes » ces deux derniers samedis, était protégée par des véhicules de la police. Les forces de l’ordre ont mené plusieurs assauts et fait usage de gaz lacrymogène contre les casseurs qui ont allumé des feux, utilisé des frondes et jeté des pavés. En début de soirée, des barricades étaient incendiées cours Victor Hugo, entrainant l’intervention des blindés de la gendarmerie.

La place est à deux pas des rues commerçantes où les Bordelais faisaient leurs courses et de nombreuses boutiques ont fermé précipitamment leurs devantures, tandis qu’un hélicoptère des forces de l’ordre survolait la scène. « C’est la première fois que je me fais gazer », dit Christian, un « gilet jaune » de 55 ans. « Le problème, c’est qu’on va parler des casseurs et pas des revendications ».

Il a fallu attendre les environs de 22 heures pour que les tensions ne finissent pas retomber.

Dans le cortège des manifestants, les slogans anti Macron ont été très nombreux. La foule, qui brandissait de nombreux drapeaux français, faisait preuve d’une détermination sans faille, reprochant au président de la République ses « mesurettes ».

Les dégradations matérielles ont réellement débuté lorsque plusieurs dizaines de militants d’extrême-gauche se sont mis à incendier du mobilier urbain, et dégradé plusieurs commerces, dont les banques situées Cours Victor Hugo.

A noter la présence dans le centre-ville de plusieurs dizaines de racailles qui ont profité des évènements pour piller plusieurs commerces dont le magasin Apple Store situé au début de la rue Sainte Catherine (vidéo ci-dessous).

Vidéo du journal de TF1

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Les réactions sont terminées

  • Quentin
    14 décembre 2018 à 17:02 |

    «A noter la présence dans le centre-ville de plusieurs dizaines de racailles»

    Rassurez-moi, la personne qui a écrit ça ne travaille plus chez vous ?