Forte mobilisation des gilets jaunes à Bordeaux

Publié le 19 novembre 2018 dans Actualités, Politique, Vidéo

Forte mobilisation des gilets jaunes à Bordeaux

Dans tout le département, la mobilisation des gilets jaunes a été importante ce weekend. La plupart des grands axes ont été impactés, et la ville de Bordeaux a connu plusieurs points de blocages.

Selon le journal Sud-Ouest, « le nombre de manifestations a dépassé ce qui était attendu. Plus de soixante rassemblements ont eu lieu sur l’A10, l’A 63, le pont d’Aquitaine (un millier), la rocade bordelaise mais aussi à Libourne (600), Langon (2 000 personnes), sur le bassin d’Arcachon (1200), dans le Blayais (300), ou encore le Médoc (300). La plupart des grands axes ont été touchés. Plus de 7 000 personnes se sont mobilisées ».

Dans le centre-ville de Bordeaux, sur la place de la République, ils étaient des centaines, samedi, tous de gilets jaunes vêtus et sous un chaud soleil, à se rassembler en fin de matinée (vidéo).

Comme le précise l’AFP, « La marche, bon enfant, s’enfonce dans la ville. Des tramways sont bloqués quelques minutes, puis repartent. Le cortège s’ouvre pour laisser passer une ambulance. Certains entonnent la Marseillaise, d’autres l’Internationale. Il y a quelques huées ».

Un peu plus au Nord, le pont d’Aquitaine, qui enjambe la Garonne et relie Bordeaux à l’autoroute vers Paris, est resté bloqué presque tout le weekend par plusieurs centaines de gilets jaunes.

Ce lundi matin, certains blocages ont repris, provoquant d’immenses embouteillages, notamment sur la rocade bordelaise. Des axes majeurs ont été fermés par les manifestants, comme le pont d’Aquitaine, où des troncs d’arbres ont été installés et qui est impraticable dans les deux sens, le pont François-Mitterrand, où un barrage filtrant a été mis en place dans un sens, et l’A63 au niveau de Pessac. Le péage de Virsac, sur l’A10, a, lui, été évacué dans le calme dans la matinée, mais il reste toujours fermé à la circulation, le temps d’être remis en état.

Si la mobilisation a débuté sur la hausse des taxes sur les carburants, les mots d’ordres entendus samedi ne laissaient planer aucun doute. Les manifestants n’en peuvent plus de payer sans cesse des taxes, pour financer un Etat qui ne sait pas faire des économies. C’est la France périphérique, décrite par Christophe Guilluy, celle qui travaille mais gagne peu, celle qui n’habite pas dans les grands centres urbains, celle qui n’est pas issue de la « diversité », celle qui a l’impression d’être oubliée. Est-ce que cette « jacquerie fiscale » lui suffira à se faire entendre ? C’est toute la question.

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Les réactions sont terminées

  • Dejean Monique
    19 novembre 2018 à 14:19 |

    Je soutiens les Gilets Jaunes à fond ! J’ai été scandalisée d’entendre sur CNws Jean-Marc DUMONTET venu invectiver le porte parole du mouvement , lui disant que c’était des égoïstes (!!!!je rève) en empéchant les gens d’aller travailler ! Lui qui a prêté toutes ses salles de Théâtres pour la campagne de MACRON ! Je pense que c’est une erreur monstrueuse d’avoir invité ce bobo qui vit de ces investissements !!!!!!!!!très aidé par le Ministère de la Culture

  • ossau
    19 novembre 2018 à 18:06 |
  • Fauré
    20 novembre 2018 à 14:35 |

    Désolé Mme Dejean mais oui il vaudrait mieux cesser de gêner ceux qui ne peuvent pas faire autrement que d’aller bosser!…par contre ouvrir les péages d’autoroute, masquer les radar, bloquer les préfectures centre des impôts et autre lieux de pouvoir (par des sit in enchaîné aux portes si besoin, en prévoyant des gens pour filmer ce qui se passe et le répercuter…) Voilà quelques pistes qui cibleraient mieux ceux qui nous méprisent et nous rackettent, et auraient plus de force pour les faire plier, tout en gardant un soutien populaire effectif, qu’en pensez-vous?

    • Sylvain
      25 novembre 2018 à 16:53 |

      J’en pense qu’il faudrait aussi arrêter de penser, et agir. Parce qu’en haut ils ne trainent pas pour agir.

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