Conférence de Sylviane Agacinski annulée, l’extrême-gauche crie victoire !

Publié le 24 octobre 2019 dans Actualités, Culture, Politique

Conférence de Sylviane Agacinski annulée, l’extrême-gauche crie victoire !

Les groupuscules d’extrême-gauche et le lobby LGBT l’ont emporté. Finalement la philosophe Sylviane Agacinski ne tiendra pas de conférence à l’Université de Bordeaux.

Celle qui est également la femme de Lionel Jospin devait évoquer « l’être humain à l’époque de sa reproductibilité technique ».

Dans un communiqué de presse, les organisateurs précisent les motifs de cette annulation, mais sans évoquer les auteurs de cette censure : « des groupes ont décidé d’empêcher la tenue d’un échange légitime et évidemment contradictoire sur ces questions d’ordre éthique et juridique dans le contexte des débats actuels sur la PMA et la GPA. Cette manifestation de censure est une atteinte excessivement grave et violente à la confrontation des idées à laquelle notre université est attachée. Empêcher la discussion au sein d’une communauté participe d’une dérive liberticide. Ne pouvant assurer pleinement la sécurité des biens et des personnes ni les conditions d’un débat vif mais respectueux face à des menaces violentes, l’université a décidé d’annuler cette rencontre ».

Depuis plusieurs semaines, ce sont bien des militants de gauche et d’extrême gauche (alors que l’Université de Bordeaux leur est très favorable) qui se mobilisaient pour empêcher la venue de cette philosophe hostile à l’extension de la PMA aux homosexuels : « La famille, comme la sexualité, c’est une totale liberté mais ce n’est pas un droit. On ne peut pas avoir droit à un enfant. L’enfant est une personne ! On a des droits à quelque chose, pas à quelqu’un ».

Sur son site internet, le syndicat « Solidaires étudiant » appelait à la mobilisation contre « une philosophe aux positions réactionnaires, transphobes et homophobes ». « Dans un contexte d’homophobie et de transphobie décomplexées (médias, manifestations anti- PMA, agressions, refus de la PMA aux personnes transgenres,…), il est dangereux et inconscient que l’Université offre une tribune à une personne aux discours dignes de la Manif Pour Tous. Nous appelons les étudiant-e-s à se mobiliser contre la venue de cette conférencière au sein de leur lieu d’étude et mettrons tout en œuvre afin que cette conférence n’ait pas lieu ».

Sur les réseaux sociaux, de nombreux hommes politiques n’ont pas tardé à réagir.

[cc] Infos Bordeaux, 2010-2019, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d´origine [http://infos-bordeaux.fr/].

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Les réactions sont terminées

  • Marc
    25 octobre 2019 à 09:57 |

    Les associations à l’origine de la polémique : des associations GRRR, Riposte trans, Mauvais Genre-s et WakeUp ! Que des déchets de la société !

  • Zuba
    25 octobre 2019 à 09:58 |

    Il n’y a pas plus intolérants que les gens de gauche ! Ils veulent toujours que les gens pensent comme eux !

  • José
    25 octobre 2019 à 15:50 |

    Faut voir ces exaltés qui sont derrière ces associations d’extrême-gauche. Ce sont des fanatiques comme Marion Muller de Riposte Trans…

  • ZITOUN
    25 octobre 2019 à 23:07 |

    Il est désolant que l’Université ait renoncé à accueillir une philosophe de grande valeur devant les menaces de trouble à l’ordre public de la part de lobbys extrémistes et agressifs utilisant la violence verbale (voir plus…) l’invective, l’attitude victimaire à l’encontre de toute personne ne pensant pas comme eux. Ces associations et groupuscules sont contre le débat d’idée dans l’espace public, donc contre la liberté et la démocratie.

    Leurs revendications posent des questions anthropologiques extrêmement importantes et remettent en cause le statut de l’être humain, notamment en institutionnalisant la soumission du plus faible aux désirs des plus forts et des plus riches.

    La PMA pose un vrai problème en terme d’eugénisme, d’autant plus important que les avancées techniques dans le domaine de la génétique permettent de mettre en place des politiques eugénistes avec les dérives que l’on connaît . Elle pose la question de la nature et du statut de l’embryon. Ces questions n’ont rien à voir avec l’orientation sexuelle de ceux qui y ont recours.
    La GPA est par nature une réification et une marchandisation de l’humain. Peu importe là encore la sexualité de ceux qui y ont recours.
    Ces techniques font éclater la filiation, la cohérence de la biologie et de la filiation au nom d’un désir devenu hubris, dont les dangers sont dénoncés depuis des millénaires.

    Mme Agacinski rappelle des évidences. Elles doivent être énoncées et débattues dans l’espace public. L’attitude des factions LGBT…. tend à démontrer qu’elles n’ont aucun argument de raison.

    Concernant « l’infertilité sociale », elle est assurément plus récente que l’homosexualité, et toute relative, car je crois savoir (pour en connaitre) que ne nombreuses personnes homosexuelles ont des enfants, même au XXIème siècle.

    Je rappelle que les mouvements LGBT sont très loin de représenter l’ensemble des personnes homosexuelles.

    Je rappelle qu’il existe des personnes hétérosexuelles adhèrent aux idées prônées par ces groupes de pression.

    Les personnes adepte de ces mouvements utilisent leur sexualité comme arme politique en vue de repenser l’être humain. Elle le veulent auto-construits par leur désir, et donc coupé de sa nature, au motif qu’elles n’ont pas choisi ce que la nature les a faits. Séparer nature et culture de manière aussi radicale est une erreur gravissime. Nous le touchons du doigt avec la crise écologique planétaire dans tous ses aspects.

    Tout mon soutien à Mme Agazinski.
    Monsieur le Président de l’Université, il est dommage que vous n’ayez pas pris les mesures nécessaires à l’existence d’un débat plus que jamais nécessaire.