C’est une surprise à quelques jours du second tour des élections municipales à Bordeaux. Le troisième homme du premier tour, Philippe Dessertine, ne sera finalement pas candidat au second tour malgré son très bon score du premier tour (20%). Ce retrait est une excellente nouvelle pour l’ancien ministre des Comptes publics, Thomas Cazenave, devancé de seulement deux points par le maire sortant Pierre Hurmic (27,68 % contre 25,58 %).
Thomas Cazenave a d’ailleurs « salué la décision de Philippe Dessertine » et appelé ses électeurs à comparer leurs programmes car ils ont « beaucoup de points de convergence ». « Je pense que c’est mieux aujourd’hui d’être deux avec un choix clair qu’une triangulaire », a-t-il ajouté mardi soir lors d’un point-presse. « Une nouvelle campagne démarre », « un choix très politique entre une ville qui s’est beaucoup repliée, une équipe qui a beaucoup nié les problématiques du quotidien et un projet qui vise à relancer l’ambition de Bordeaux ».
Pierre Hurmic évoque, lui, un choix entre « le macronisme à la bordelaise et l’écologie à la bordelaise », « une écologie juste », mâtinée « d’impératifs de solidarité », tout en regrettant « un appauvrissement du débat », car Philippe Dessertine « portait une vision et un projet », contrairement à M. Cazenave, qui « se contente d’un dénigrement systématique de Bordeaux ».
Courtisé à plusieurs reprises par le député Renaissance, qui lui a encore parlé lundi, Philippe Dessertine, 62 ans, avait systématiquement écarté toute alliance depuis sa déclaration de candidature à la mi-septembre. Son programme qui promettait « l’ordre dans la rue » et dans les finances de la mairie avait fait mouche chez les électeurs de droite.
Cette nouvelle configuration complique la donne pour le maire sortant, qui a écarté lundi la main tendue par le candidat insoumis Nordine Raymond (9,4 %).
Il assure cependant ne pas être inquiet car la gauche, qui a rassemblé 45 % des voix toutes listes confondues, a des réserves de voix, puisque « l’abstention a été beaucoup plus forte dans les bureaux de gauche que dans les bureaux de droite » au premier tour.
Il va cependant devoir affronter des des opposants unis dans leur volonté de sortir les Verts et les communistes du Palais Rohan.

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