Selon les résultats définitifs publiés en mairie, Thomas Cazenave, soutenu par tous les partis de la droite et du centre, l’emporte avec 50,95 % des voix, contre 49,05 % au maire sortant, le Vert Pierre Hurmic, allié au PS ainsi qu’au Parti communiste.
Élu contre toute attente en 2020, Pierre Hurmic a perdu la ville de Bordeaux pour quelques centaines de voix. Alors que le corps électoral penche à gauche depuis plusieurs dizaines d’années aux élections nationales, les bordelais n’ont pas voulu remettre l’avocat écologiste aux manettes.
Thomas Cazenave, ancien ministre des comptes publics et député Renaissance, a donc raflé la mise pour réinstaller la droite au Palais Rohan. Il a profité du désistement de l’économiste sans étiquette Philippe Dessertine, troisième homme crédité de 20% des voix au soir du premier tour, mais aussi d’une part importante des voix de la candidate du Rassemblement national, dont les électeurs ont voulu barrer la route au candidat de gauche.
Il faut dire que Pierre Humic multipliait depuis le début de son mandat les mesures impopulaires : Suppression de l’arbre de Noël, suppression du foie gras à la mairie, suppression de l’éclairage public, volonté de perturber la circulation automobile en centre-ville… Il avait aussi largement participé à la dégradation des comptes publics et laissé s’installer une forte délinquance dans la capitale girondine.
Thomas Cazenave entend désormais relancer Bordeaux dans une « dynamique de grande ville ». Moratoire sur la piétonnisation de l’espace public, concertation sur la révision des axes de circulations de la ville, armement à 100% de la police municipale ou encore création d’une brigade de sûreté la nuit font partie de ses propositions.
La gauche perd aussi une partie des villes de l’agglomération, dont certaines semblaient être des fiefs imperdables : Le Haillan, Ambarès-et-Lagrave ou Parempuyre. La ville de Bègles, qui était aux mains des écologistes depuis 1989, a basculé elle aussi, avec la victoire de Christian Bagate (sans étiquette) face au maire sortant Clément Rossignol Puech.
La droite, qui a conservé Pessac, aura donc les coudées franches à la Métropole, dont Thomas Cazenave devrait prendre la présidence.

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