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L’imam Tareq Oubrou s’affiche aux côtés de prédicateurs sulfureux

Présenté depuis plusieurs années comme « modéré » par la presse locale, l’imam marocain Tareq Oubrou, est même décrit par le journal Sud-Ouest (Denis Lherm) comme « chantre de l’islam dans la République ».

Celui-ci participait cependant ce weekend à la rencontre annuelle des musulmans de France, organisée par les frères musulmans, que la  préfecture de police de Paris avait voulu interdire.

Une des conférences les plus suivies était prêchée par Othmane Iquioussen, l’imam de la mosquée Assalam à Raismes, dans la banlieue nord de Valenciennes. Son père, Hassan, a été expulsé du territoire français en 2023, après des actes répétés de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers les juifs, les femmes et les non-musulmans. Othmane, lui, est considéré comme un «prédicateur influent» dans le paysage francophone par les services du ministère de l’Intérieur. En 2023, le préfet du Nord, Georges-François Leclerc, avait adressé un courrier à la procureur de la République de Valenciennes pour signaler de graves dérives lors de ses prêches.

L’imam Tareq Oubrou le connait bien puisque ce dernier est son oncle. En effet, sa femme, Kahdija Oubrou, est la propre sœur d’Hassan Iquioussen. Celui-ci est également lié à l’imam de Cenon, Mahmoud Doua (qui était également présent), dont l’ancienne femme est la nièce d’Hassan Iquioussen.

Dans un article intitulé  « Hidjab pour petites filles, livres anti-Israël, prédicateurs salafistes : près de Paris, une Rencontre des musulmans plus «rigoriste» que jamais », le journal Le Figaro détaille les fréquentations et écrits sulfureux des personnes présentes.

Mis à part le journal Sud-Ouest, il est désormais admis que l’imam Bordelais porte un double discours (photo avec Alain Soral lors d’une conférence à Bordeaux). Sur le voile par exemple, il déclare sur BFM : « Le voile n’est pas une obligation (…) Je défends la liberté de chacune de se vêtir comme elle l’entend ». Pourtant, en 2002, dans son livre d’entretien avec la sociologue Leïla Babès, Loi d’Allah, loi des hommes, il écrit : « Le khimâr (cachant les cheveux et le cou) et le jilbâb (qui cache le reste du corps) sont des prescriptions vestimentaires divines qui ne sont abrogées par aucun autre texte ».

En 2024, L’imam Mahjoub Mahjoubi accuse l’imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, d’avoir un double discours : « Tu es un frère musulman qui œuvre en cachette » (…) « tes discours ne sont pas les mêmes à la télévision et dans les bureaux de ta mosquée ».

En 2016, dans un ouvrage intitulé « Frère Tareq, l’impossible vérité », Omar Djellil, ancien membre de l’association de musulmans de Gironde et proche de Tareq Oubrou, révélait ce « double discours » : « Tout n’est que communication chez Tareq Oubrou, il défile pour Charlie Hebdo mais ce n’est pas ce qu’il nous disait à l’époque en affirmant que ces journalistes impies n’étaient que des blasphémateurs qui mériteraient de brûler en enfer pour y subir mille supplices ».

[cc] Infos Bordeaux, 2010-2023, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d´origine [www.infos-bordeaux.fr].

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