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Bordeaux : Rencontre avec celui qui décroche les drapeaux européens des bâtiments publics

Fondateur du journal Poil à gratter (distribué sur Bordeaux et ses environs), Sylvain Baron fait parler de lui depuis quelques jours sur internet. En effet, ce dernier a pris la décision de décrocher le drapeau européen ornant les mairies de nombreuses communes du département. Infos Bordeaux a décidé d’interviewer ce personnage afin de connaitre ses motivations.

Infos-Bordeaux : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Quel est votre parcours politique ?

sylvain-baronSylvain Baron : J’ai commencé mon immersion politique en me posant la question suivante : Pourquoi nous imposait-on un modèle économique gaspillant la plupart des ressources primaires (à commencer par le pétrole), en sachant que ces ressources étaient par nature limitées ? Et surtout, je souhaitais savoir qui décidait de ce modèle économique ?

J’ai peu à peu compris que cette doctrine folle du libre-échange et du consumérisme était liée aux traités européens, ce qui m’a permis de comprendre l’autre versant du problème : le déni de démocratie. Notre peuple n’étant plus maître des décisions économiques qu’il pourrait souhaiter pour notre pays, je me suis rendu compte à quel point la « construction » européenne sous des airs d’aimable institution promouvant la paix et la coopération entre les peuples, était en vérité une véritable dictature supranationale qui ne disait pas son nom, et qui s’inscrivait dans un plan concerté de prise de pouvoir des multinationales et de la finance sur les États. Refusant pour autant de faire le choix de la carte du Front National pour en découdre avec cette institution, je me suis formé au militantisme politique via l’Union Populaire Républicaine de François Asselineau, avant de claquer la porte de ce parti pour des raisons endogènes et exogènes à cette formation politique, et créer le journal papier « Poil à Gratter ! » (photo) en plus de travailler à d’autres outils résistants. Je suis aujourd’hui adhérent au M’pep, un mouvement politique de gauche qui propose la sortie de l’U.E, l’euro et l’OTAN, mais travaille en toute indépendance à des projets de résistance à l’oppression.

Infos-Bordeaux : Pourquoi vouloir décrocher les drapeaux de l’Union européenne ?

poil-a-gratterSylvain Baron : Dès lors qu’il n’y a pas lieu de verser dans le sang pour résister contre une tyrannie qui s’installe, il convient de s’attaquer à ses symboles les plus évidents. Le système électoral et médiatique est ainsi fait qu’il est impossible pour toute formation politique souhaitant remettre en cause profondément la doctrine de l’U.E sur nos vies, de pouvoir s’affranchir d’un véritable régime de censure. En attaquant non seulement les drapeaux européistes, mais aussi l’euro en griffonnant le mot « FRANCS » sur les billets de banque, ce sont les symboles politiques d’une institution rejetée par la majorité du peuple Français (en témoigne le dernier référendum sur le Traité Constitutionnel Européen) que l’on malmène. S’agissant des drapeaux, l’idée étant d’agacer les élus qui soutiennent cette institution contre les intérêts fondamentaux du peuple, jusqu’à les faire réagir. En outre, les très nombreux Français qui sur les réseaux sociaux cherchent un peu d’espoir et de courage pour organiser leur résistance, ont besoin de symboles et d’exemples concrets pour à leur tour se montrer audacieux. En l’espèce, c’est en tout cas le sens de mon action.

Infos-Bordeaux : Ne craignez-vous pas d’éventuelles sanctions ?

Sylvain Baron : Non, tout d’abord par ce que ma personne compte bien moins que l’urgence de recouvrer notre indépendance nationale. Ce n’est plus seulement une question de démocratie ou de restauration de notre pacte social actuellement démantelé par traités, c’est désormais une question d’éviter une guerre. Actuellement, l’Union Européenne qui est une institution vassalisée aux États-Unis d’Amérique, tient absolument à nous faire rentrer en confrontation avec la Russie, cela en déstabilisant l’Ukraine. Le mouvement « euro-Maïdan » n’est pas un mouvement endogène à l’Ukraine, mais bien une insurrection pilotée depuis les U.S.A et la Pologne, avec pour objectif de couper la Russie de son seul accès aux mers chaudes via la Crimée, et attiser des tensions extrêmement dangereuses entre les pays de l’OTAN et ce grand pays qui nous a pourtant libéré du joug Nazi.

Ajoutons que tant au niveau constitutionnel, que s’agissant de circulaires encadrant le pavoisement des édifices publics, le drapeau européiste viole notre unité nationale et n’est même pas reconnu par la France (et le Royaume-Uni). Bien entendu, un juge se moquerait sans doute de cette réalité légale si je devais risquer un procès, mais je ne crois pas que l’on pourrait me condamner à de la prison pour si peu, surtout si cette action devait devenir un mouvement d’ensemble. Ce qui permettrait de légitimer une résistance à l’oppression, dont la transposition en droit pénal s’articule avec l’état de nécessité (article 122-7 du Code Pénal), que je ferais valoir si jugement il devait y avoir.

Propos recueillis par Bertrand Lescure pour Infos-Bordeaux

Addendum 19/09/2014 à 09h26 : Sur son profil Facebook, Sylvain Baron annonce avoir été placé en garde à vue : “ j’ai eu le droit à une garde à vue de huit heures à la Gendarmerie de Bouliac. La quasi totalité des maires ont porté plainte, ainsi que le Tribunal de Grande Instance. On me donnera un rendez vous pour me présenter devant un magistrat pour m’expliquer. Rassurez vous, je ne finirais pas en prison pour cela. Cependant, je suis clair, la collecte va continuer, mais je suis en train de réfléchir à une méthode intermédiaire dont je vous parlerais pour que ceux qui ont le plus d’appréhension à faire un tour au poste de police, ne prennent pas de risques. Pour ma part, j’ai fais valoir dans l’enregistrement de ma déposition, que mon acte relevait du droit de résistance à l’oppression prévu par notre bloc constitutionnel, et plus précisément de l’état de nécessité prévu par l’article 122-7 du Code Pénal. Je compte par ailleurs déposer plainte à mon tour contre toutes les institutions ayant déposé plainte à mon endroit, pour intelligence avec une puissance étrangère (Art. 411-5 du Code Pénal) et vous pouvez être certains que je compte mordre toujours plus fort“.

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2 réactions

  1. Pourquoi pas ??
    Nous sommes en Fance , régis par la Constitution Française et le drapeau tricolore demeure le drapeau national seul et unique.
    Le drapeau européen est à ranger au niveau des histoires folkloriques comme le drapeau breton ou catalan, mais n’ à aucune raison de flotter sur les édifices nationaux..

  2. Même si je ne partage pas son enthousiasme pour “le grand pays qui nous a délivré du joug nazi”(et les caincains ils faisaient du tourisme sur nos plages?)je reconnais que ce petit gars a du cran.

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