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Bayonne : Surprenante décision du juge aux affaires familiales

Le juge aux affaires familiales de Bayonne, par sa décision plus politique que juridique, risque de faire parler de lui. En effet, celui-ci a reconnu à deux homosexuelles (Marie-Catherine Dumont et Cécile Jacquey), « d’exercer conjointement l’autorité parentale » sur deux petites filles : Jeanne et Suzanne.

Les deux militantes soulignent depuis ce matin leur émotion, en « pensant notamment à tous ceux qui espèrent que la loi change pour régulariser leur situation ». Vaste débat : la loi doit-elle s’adapter et changer en fonction des situations sociales, ou au contraire doit-elle les guider ?

Pour leur avocate, Me Colette Capdevielle (photo), la réponse est simple : « La jurisprudence est faite pour évoluer en fonction de la société et des débats qui l’agitent ». L’avocate et conseiller municipale socialiste de Bayonne est-elle persuadée que ce débat secoue les foyers français ? Ceux-ci approuvent-ils que des homosexuels puissent adopter des enfants ?

Le parquet (qui à l’audience ne s’était pas opposé à la demande du couple) a jusqu’au 26 novembre pour faire appel de la décision.

[cc] Infos Bordeaux, 2010-2021, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d´origine [www.infos-bordeaux.fr].

23 réactions

  1. Deux petites filles, Jeanne et Suzanne, grandissent sans leur père et entre deux femmes. Une autre femme a arraché d’une autre femme encore, la magistrate, une autorité dite « parentale » conjointe. L’avenir réservera probablement à ces deux fillettes d’être confiées à des femmes, comme gardes ou enseignantes. Invente-t-on un monde sans homme, sans père ?
    Mais le plus fou est que toutes ces femmes ont sans doute été bercées par les revendications féministes puis de la mixité à l’école puis de la parité… Ceci pour nous amener à ces huis-clos étouffants, un monde où l’avenir de la femme… serait… une autre femme !
    Reste que si des femmes ont des difficultés à se construire dans leur identité de femme, les fillettes n’ont pas à être entraînées. Le parquet doit agir pour l’intérêt des plus faibles, les enfants.

    • J’ai grandi sans pére dans un univers de femmes: j’ai pu grandir comme les autres petites filles…

      • Attention, on peut en effet dans bien des cas grandir sans père : combien ont été dans ce cas au lendemain de la Grande Guerre avec pourtant une présence symbolique forte et respectée. Mais ici il s’agit de refuser la nature, de nier la symbolique homme-femme, le refus de l’homme et de la différence sexuelle et c’est profondément destructeur.

        • Et en quoi vivre avec une personne de même sexe serait “refuser la nature”? Vous semblez prisonnier(ère) de vos convictions religieuses. Laissez la nature tranquille.

  2. Lézard plastique

    Le droit à l’enfant revendiqué par les homosexuels me semble abusif et centré sur l’égoïsme d’adultes. Quand ils veulent faire naitre des enfants en détournant la procréation médicale assistée.
    Par contre, des enfants existants, soit nés de l’un des deux partenaires, soit adoptables, sont certainement aussi bien, voire mieux, avec des couples homosexuels, que dans des familles défaillantes ou maltraitantes.
    Tant que nous ne connaissons pas les attendus de cette décision, gardons-nous de…juger.

    • Et pourquoi faudrait il poser l’alternative de cette façon, un “couple” homosexuel est il nécessairement équilibrant pour l’enfant, et les familles défaillantes ou maltraitantes ? Bien sur que non ! La famille (comprenez papa + maman + enfant(s)) est intrinsèquement LE cadre fait pour éduquer les enfants, et qu’il en existe de défaillantes ne change rien à l’affaire. Comme toute entreprise humaine, la famille est marquée par le mal, certes, mais reste sacrée. Au sens premier du terme.

  3. la justice à ses raisons que la raison ne connaît pas!
    j’espère que cette décision sera soumise à l’appel du parquet et que la justice reconnaîtra que dans la mesure du possible c’est aux parents biologiques d’assurer l’éducation des enfants et certainement pas à des personnes qui n’ont pas de lien effectif. Or la vie d’homosexuels n’est pas une vie répondant à des critères dignes de la nature humaine.

    • Lézard plastique

      « La vie d’homosexuels » : soyons pragmatiques. Les homos ne sont pas forcément cage aux folles ou revendicatifs.
      Ce qui me gêne, ce n’est pas la situation bancale de ces petites filles, en l’occurrence, il s’agirait des jumelles de l’une des 2 femmes et ces jumelles n’auraient par été reconnues par le père biologique, s’il existe : le juge fait quoi ? Il les retire à la mère biologique pour les confier à une famille d’accueil ?
      Ce qui me gêne, c’est la mousse revendicative et le bruit qu’on fait autour. Avec l’intention d’inscrire un avantage communautariste dans la loi.
      Personne plus que moi sur ce site n’a combattu le gender dans les programmes scolaires, les groupes de pression communautaristes ou l’ardeur marieuse de Mamère.
      S’agit-il de trouver une solution acceptable pour ces jumelles, ou est-ce une décision politique de la part du juge ou l’exploitation politique de cette décision : ce n’est pas pareil.

  4. Bonjour,

    Quelle grande décision prise par cette magistrate!! Bravo Madame! Enfin une reconnaissance juridique de situations de fait! C’est pour ce genre de grandes décisions que je suis fier d’être français! Encore bravo! Et maintenant, une reconnaissance légale comme dans la plupart des pays européens serait la bienvenue!

    • Pardon, mais il y a trois oublis :
      – bien d’autres “situations de fait” n’ont pas de “reconnaissance juridique” : les cas de polygamie toujours plus nombreux en France, les cohabitations incestueuses qui existent si elles sont cachées, des unions à trois rares mais attestées ;
      – non, la plupart des pays européens et la quasi-totalité des pays extra-européens ne les reconnaissent pas ;
      – la plupart de ceux qui vivent en union du même sexe ne demandent pas de “reconnaissance légale” et aiment la discrétion sans compter la part croissante de couples homme-femme en concubinage.
      De même que le mariage obéit à des exigences d’âge minimum, de différence des sexes et de différence de famille, l’autorité parentale et l’adoption ont aussi des règles naturelles avec lesquelles on ne peut jouer : ces fillettes demanderont plus tard qui est leur père et pourquoi on a organisé sa négation.

      • Mais qui vous a parlé de nier le père? Vivre sans le père (qui peut être mort, en prison, en fuite, voisin de palier… peu importe) n’empêche nullement de faire émerger sa figure. Les enfants n’ont pas besoin de deux parents (même si c’est plus confortable, évidemment), seulement de vérité: ton père est mort, il t’a abandonné, je l’ai quitté parce que, etc.

  5. respect_tolérance

    Je suis vraiment agréablement surprise de cette décision. Merci à ces 2 mamans qui contribuent à faire évoluer le droit et les mentalités (trop marquées par la religion) et à ce que les enfants des familles homoparentales aient toute leur place dans la société au mm titre que les autres enfants.

  6. Comme toujours, lorsqu’il s’agit d’enfants, il faut placer en premier leur intérêt. En la matière, c’est ce que semble avoir fait la juge, en reconnaissant la stabilité affective et matérielle procurée par ce couple de femmes et en leur permettant d’exercer une autorité parentale conjointe.

    Ici, on n’est pas en présence de l’affirmation du droit d’adultes à avoir des enfants à n’importe quel prix, mais au contraire dans la reconnaissance de celui des enfants à avoir deux parents aimants pour les aider à grandir.

    • Lézard plastique

      Pascal, vous avez raison, mais le problème est qu’aussitôt la nuée des imbéciles militants comme “liberté_chérie” et “respect_tolérance” (sic) se précipite pour détourner la question dans le sens d’une idéologie, toujours la même, au ras de la carpette des nouvelles banalités.

    • C’est une curieuse conception de l’intérêt des enfants ! La nature a voulu que nous naissions tous de la rencontre d’un homme et d’une femme. Ici, les deux fillettes ont forcément un père. Si vous allez faire de la généalogie vous ne pourrez tordre les lignes de filiation. Quant à organiser le devenir de l’enfant, il y a toujours eu des solutions sérieuses et sans destabilisation mentale : faut-il rappeler les innombrables orphelins de la Grande Guerre et le nombre de couples candidats à l’adoption en attente ?

  7. Le fait que certains enfants -une infime minorité- soient élevés dans le cadre de famille homoparentales, n’enlève rien à ceux qui grandissent dans des familles hétéro-parentales. Dans les débats passionnés auxquels cette question donne lieu, on a parfois l’impression de modèles en concurrence… alors que ce n’est pas le cas. L’essentiel est l’équilibre psycho-affectif de l’enfant. Y parvenir est un enjeu quotidien pour tous les parents, indépendamment de leur orientation sexuelle qui compte finalement assez peu en la matière.

    • Oui, l’essentiel est l’équilibre de l’enfant et c’est pour cela qu’il faut arrêter les apprentis-sorciers de la filiation et du mariage. Un enfant se construit dans la différence sexuelle – ce que l’on appelle en termes savants l’altérité.
      La psychanalyse a permis aussi d’étudier le rapport au père et à la mère si important, que d’ailleurs le père ou la mère soit présent, défaillant, absent, disparu ou décédé. Parfois, les grands mythes l’expliquaient à leur manière aussi.

  8. elle est barjo cette juge !!! Pauvre Justice et Pauvre France, c’est pas bon pour ces deux enfants d’être elevés par deux personnes du même sexe (je n’appelle pas ça des parents, parents = 1 père et 1 mère) ou est l’équilibre et le bien-être là dedans ??? (tant au niveau physique que moral) c’est franchement gravement débile cette décision !!! Au secours !!!!

    Pourvu que le parquet fasse très très vite appel de ce qui est pour moi, une horreur de décision judiciaire (inepties ….) Ca serait le mieux pour les enfants !!!

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  10. Mon voisin, qui est amoureux fou de sa chèvre prénommée Ségolène (allez savoir pourquoi?), envisage très logiquement de convoler en justes noces au nom des libertés individuelles (surtout la sienne). Il souhaite ardemment et au plus vite consommer son union, mais en toute légalité. Il est donc décidé à saisir la justice (de préférence au TGI de Bayonne), la HALDE, la SPA, la LDH, SOS racisme, le PS, l’UMPS, canal+ et Caroline Fourest (une autre chèvre aussi)pour que son amour soit officiellement reconnu au travers des liens du mariage et des allocations familiales.
    Je soutiens sa démarche car j’ai hâte de voir à quoi ressemblera le fruit de ces amours, un bipède à tête de chèvre? et pour être juge aux affaires familiales?

    • ah , ça c’est bon Celtibère !
      et moi la ” minisouris “, je suis heureuse de pouvoir bientôt convoler en juste noce avec un humain , tout à fait légalement ; tiens , je vous prends comme témoins !

  11. Lézard plastique

    Lire l’article d’Anne-Marie Le Pourhiet, juriste, professeur agrégé de droit public à l’université de Rennes 1 :
    « Quand l’idéologie des juges pousse à la reconnaissance de l’homoparentalité » sur Atlantico.

    “Ce qui frappe dans cette décision, ce n’est pas le dispositif (c’est-à-dire la solution finale retenue), mais la motivation, qui révèle un évident parti pris idéologique du magistrat… C’est évidemment la victoire du sociologisme, c’est-à-dire de la transformation du fait accompli en norme juridique.

    Cette décision n’est pas étonnante lorsque l’on connaît la sociologie et l’idéologie de nombreux magistrats français. Je vous rappelle que, très récemment, le syndicat de la magistrature a adressé aux candidats aux primaires socialistes un questionnaire portant comme par hasard sur l’euthanasie, les mères porteuses, la dépénalisation du cannabis et le mariage homosexuel. Cela renseigne bien sur les préoccupations dudit syndicat.

    Andrée Lajoie a bien montré dans son livre intitulé Quand les minorités font la loi (PUF, 2001) comment, en Amérique du Nord, les minorités ethniques et sexuelles agissent parallèlement sur le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire pour faire triompher leurs prétentions. Le lobbying intensif se pratique évidemment aussi auprès des partis politiques dont certains membres ne résistent pas aux sirènes du clientélisme. Le plus préoccupant, cependant, est de voir l’école de la République transformée en lieu de prosélytisme militant…”

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