Brèves

Le journal Sud-Ouest en difficulté financière

Le Comité d’entreprise du journal Sud-Ouest s’est achevé cet après-midi au siège du quotidien à Bordeaux. La direction a donné les détails de son projet de « plan de réorganisation ». 180 départs sont donc prévus dans le Groupe. A noter la fermeture des agences de plusieurs villes (Auch, Angoulême et Pau).

Crée en 1944, le quotidien plutôt orienté à gauche, doit faire face à la chute de ses diffusions dans les huit départements du sud-ouest de la France (Charente, Charente-Maritime, Dordogne, Gers, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et Pyrénées-Atlantiques) et la baisse de ses recettes publicitaires, malgré sa place de deuxième quotidien régional français (280 000 exemplaires vendus chaque jour). La dette du groupe est aujourd’hui de 14 millions d’euros et cette année, le quotidien va terminer l’exercice avec une perte de 3 millions d’euros.

[cc] Infos Bordeaux, 2010-2021, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d´origine [www.infos-bordeaux.fr].

6 réactions

  1. Et pourtant, en 2011 (si quelqu’un a les chiffres de 2012…) Sud Ouest a touché près de 7 000 000 € de subventions…

  2. Nous sommes solidaires du personnel menacé par ce grand média de gauche qui, de plus, a manqué de rigueur dans le traitement de l’information sur l’école Saint Projet.

  3. Désolé pour les salariés, mais ce journal, on ne le pleurera pas s’il disparaît !

  4. Bha, dommage pour ceux qui vont perdre leur boulot
    Mais tant pis pour le torche-cul !

  5. Citation que j’ai trouvée sur facebook :
    “En 1880, John Swinton, rédacteur en chef du New-York Times, s’indignait au moment de porter un toast à la liberté de la presse, lors d’une réception pour son départ en retraite :

    « Quelle folie que de porter un toast à la Presse indépendante !

    Chacun, ici présent ce soir, sait que la presse indépendante n’existe pas. Vous le savez et je le sais. Il n’y en a pas un parmi vous qui oserait publie
    r ses vraies opinions, et s’il le faisait, vous savez d’avance quelles ne seraient jamais imprimées. Je suis payé 250 $ par semaine pour garder mes vraies opinions en-dehors du journal pour lequel je travaille.

    D’autres parmi vous sont payés le même montant pour un travail similaire. Si j’autorisais la publication d’une bonne opinion dans un simple numéro de mon journal, je perdrais mon emploi en moins de 24 heures, à la façon d’Othello.

    Cet homme suffisamment fou pour publier la bonne opinion serait bientôt à la rue en train de rechercher un nouvel emploi. La fonction de journaliste est de détruire la vérité, de mentir radicalement, de pervertir, d’avilir, de ramper aux pieds de l’élite et de se vendre lui-même, de vendre son pays et sa race pour son pain quotidien ou, ce qui revient au même, son salaire. Vous savez cela et je le sais. Quelle folie donc que de porter un toast à la presse indépendante. Nous sommes les outils et les vassaux d’hommes riches qui commandent derrière la scène. Nous sommes leurs marionnettes ; ils tirent les ficelles et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos possibilités et nos vies sont la propriété de ces hommes.

    Nous sommes des prostitués de l’intellect. »”

  6. vraiment désolés pour les salariés .
    Pour le reste , aucune ouverture d’esprit et de tolérance dans ce quotidien réservé à la petite bourgeoisie locale bien-pensante
    vivement que la place soit reprise par des journalistes plus proches de la population qui combat la LGV et qui dénonceront la misère de ceux qui dorment dans leur voiture à l’abri des arbres de le forêt de St Pée ou qui vont habiter dans les quartiers nord de Bayonne près de la nouvelle déchetterie

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