Suite au meurtre du jeune Quentin Deranque, les principaux suspects identifiés à ce stade sont tous d’anciens membres de la Jeune Garde, un groupuscule d’extrême gauche fondé en 2018 par Raphaël Arnault et dissous en 2025 par le gouvernement. Plus compromettant encore, le collaborateur parlementaire du député LFI, lui aussi membre revendiqué de la Jeune Garde, fait partie des neuf suspects interpellés et soupçonnés d’avoir participé au lynchage de Quentin Deranque.
Les interpellations ont eu lieu seulement quelques heures seulement après les propos du chef de file des députés insoumis, Mathilde Panot, qui affirmait dans l’hémicycle qu’aucun Insoumis n’était impliqué « de près ou de loin » dans le décès de Quentin Deranque !
Comme le précise le journal Le Figaro, Raphaël Arnault, qui a débuté le militantisme politique en faisant le service d’ordre dans les manifestations lyonnaises pour Attac ou le NPA, a bien mis son groupuscule « antifasciste » à disposition de LFI après 2022.
C’est ce que révélait Le Canard enchaîné en juillet 2024. On y apprenait que huit militants de la Jeune Garde ont été mis en examen par le parquet de Paris pour avoir agressé dans le métro parisien un adolescent juif de 15 ans, en marge – déjà – d’une conférence de Rima Hassan à l’université Paris Dauphine. « Les militants antifas assurent le service d’ordre de Rima Hassan », détaille Le Canard enchaîné dans le récit des événements.
Ce groupuscule violent s’était également fait connaitre quand un de ses cadres, Hamma Alhousseini, surnommé Luc Bawa, s’était illustré par un soutien appuyé sur Instagram aux terroristes de Boko Haram et une approbation implicite de la décapitation de Samuel Paty !
Au niveau local, ces individus violents sont soutenus par le candidat à Bordeaux de la France insoumise, Nordine Raymond. En mars 2025, il organisait une conférence avec Raphaël Arnault et un autre député du parti d’extrême gauche (Thomas Porte) pour « combattre l’extrême droite partout où elle se trouve ».
Le leader violent est également un proche du bordelais Philippe Poutou avec qui il a mené des campagnes électorales (photo à Lyon en mars 2022).
Ces groupuscules violents sont très actifs à Bordeaux et agressent fréquemment des militants de droite. En juin 2023, plusieurs antifas bordelais (Samuel Bernard, Sambel Buaro, Adrien Di Mercurio, Corentin Lacoste et Damien Masset), sont condamnées à quatre ans de prison pour avoir violemment agressé un jeune bordelais dont le frère milite au Rassemblement national. Frappé à coup de pied dans la tête, alors qu’il était à terre, il aurait pu connaitre le sort tragique de Quentin Deranque.

Dernières réactions